Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/12/2009

Anecdotes du temps des fêtes

Voici pour vous deux petites anecdotes que j’ai entendu pendant les fêtes…

Faites la file :


Celle-là se passe en Allemagne à une grande convention, lors du souper d’ouverture. Des invités de diverses origines sont dans le hall devant la salle en train de discuter tout en dégustant un cocktail. L’heure du souper approche et un des maître d’hôtel ouvre l’une des grande porte donnant sur la salle et demande aux gens de bien vouloir se mettre en file afin de faciliter l’entrée dans la salle et l’assignation des tables. Tout de suite et sans désordre les Allemands se mettent en rang. Les autres continuent à discuter, de toutes façon l’entrée n’est pas encore commencé.

Vient un deuxième appel à joindre la file. Les Anglais et les Américains se dirigent alors vers la file tout en continuant de discuter. Reste alors les Français, les Espagnols et une poigné de Québécois.

Lorsque le troisième appel se fait entendre et que visiblement l’entrée est sur le point de se faire, les Français et les Espagnols se dirigent vers la file tentant par divers moyen de s’y insérer plutôt que de se diriger vers l’arrière. Les Québécois discutent encore tout en observant la scène. Ils regardent la salle qui s’est tranquillement agglutiner devant la porte ouverte et remarquent également qu’un seconde porte s’est ouverte de l’autre côté du hall et c’est là qu’ils se dirigent.

Ils seront bien évidemment assis les premiers dans la salle. Si cette anecdote souligne bien le génie inventif des québécois, il souligne également notre difficulté à respecter des consignes. Chez les Allemands, quand le gouvernement dit quelque chose tout le monde embarque. On respect les règlements à la lettre et on ne remet pas continuellement les décisions du gouvernement en question ce qui fait que quand une décision est prise les effets de celle-ci ne tardent pas à se faire sentir et il est beaucoup plus facile d’en évaluer les effets – bons ou mauvais. Ça a quand même ses avantages.

Le remède aux troubles de concentration :

Cette anecdote-ci se passe au Québec dans des écoles de Gaspésie où ma sœur enseigne. Il y a de plus en plus de cas de problèmes de déficit d’attention chez les enfants et on se demande continuellement pourquoi. En tous cas, moi je me le demande. Sommes-nous plus prompte à déclarer un comportement problématique – à en faire un cas médical? Est-ce la bouffe, les jeux vidéos?

Ma sœur côtoie des milieux très différents en Gaspésie. Dans une école particulière elle enseigne à des élèves dont la plupart des parents sont sur le chômage ou le bien-être social depuis des années. Ces familles sont pauvres, ne valorisent que peu l’école, sont peu coopératifs avec les profs et de l’avis de ma sœur sont généralement sérieusement disfonctionnelles. Hé bien, dans cette école les cas de déficit d’attention sont légion – tous les élèves ou presque ont des difficultés d’apprentissage.

Dans un autre village, ma sœur côtoie un autre type de gens. Ceux-là sont des « granos », ils ont choisi ce petit coin de pays pour faire un retour à la terre, pour vivre plus simplement. Ils ne sont peut-être pas vraiment plus riches que les autres, mais ils le vivent bien. C’est leur décision. Ces familles-là sont attentionnés envers leur enfants, ils valorisent la lecture, le plein air et l’école, ils sont coopératifs avec les profs et ô surprise, leurs enfants n’ont aucun problème à rester assis pendant quelques heures par jours pour apprendre.

Bref, en court, selon cette simple observation faite bien loin des grandes universités et des grands universitaires incapable d’expliquer le phénomène, il semble que l’augmentation des cas de « Ritalin » soit tout simplement dû à une augmentation des cas de familles disfonctionelles. Reste à savoir à quoi est dû cette autre augmentation ;-)

.jpm

15:46 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Quand on considère que les rencontres ne sont jamais le fruit du hasard, mais guidées par l'histoire familiale inscrite dans notre subconscient (on choisit souvent un compagnon ayant le même prénom que le père, la mère ou un membre de la famille) on peut s'interroger sur les "mauvaises rencontres" faites actuellement par de nombreux individus ... est-ce une façon de rompre avec les lourds secrets de famille et les contraintes familiales anciennes ?

Écrit par : les RG pas ripoux | 07/01/2010

Les commentaires sont fermés.