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08/01/2010

Orthodoxie juive

J'ai vu un autre bon documentaire hier, celui-là était diffusé à Radio-Canada dans le cadre de son émission Zone Doc. Il portait sur la vie de cinq jeunes juifs ayant quitté le milieu ultra-orthodoxe, résumé des points forts.

La première personne que l'on rencontre est femme qui a quitter sa famille durant l'adolescence. Artiste dans l'âme elle a toujours eu l'impression qu'elle n'était pas à sa place avec eux. Elle raconte ce qui a à la base de sa décision et, entre autres, ce camp d'été pour filles où elle avait apprise à danser et où après avoir esquissé quelques pas hors norme elle s'était fait rabroué et dire que c'était sale de faire ça... Son esprit de petite fille de neuf ans n'y avait rien compris, elle savait seulement qu'elle venait de se faire interdire la première chose qu'elle aimait vraiment dans la vie.

Puis on passe en Israël, à Jérusalem où l'on rencontre la sœur d'une jeune femme qui a quitté le bercail à 15 ans – nous ne verrons pas sa sœur, elle a trop peur. Après avoir quitter le giron familial, elle est demeuré dans le quartier et un jour un voisin de ses parents l'a reconnu. Elle avait visiblement quitter sa famille et portait un pantalon alors le voisin s'est mis à lui lancer des roches, puis à la battre avec l'aide de jeunes garçon qui passait par là. Cette altercation lui a même valu un séjour à l'hôpital... Mais cela n'a pas empêché sa sœur, qui la voyait maintenant si heureuse, de quitter à son tour la famille (qui entre temps a dû déménager puisqu'elle n'était plus digne du quartier hassidique) et de fonder un centre d'aide pour les jeune juif qui sortent des milieux orthodoxe et ultra-orthodoxe. Elle leur donnera leur premier repas, un toit pour quelques temps et des vêtements...

Vient ensuite un jeune homme père de famille rencontré au centre. Celui-là a tout quitter après la mariage forcé et les deux premiers enfants. Il nous raconte avec beaucoup d'émotion comment il a dû épouser une jeune femme qu'il n'avait vu que deux fois auparavant et comment il avait selon ses propres mots dû la violer et se faire violer lui-même pour enfanter rapidement. Pour lui cet acte d'enfantement obligatoire et sans réel amour est un acte de viol partagé. Le gars est visiblement démolis par son expérience, il dit parler à ses enfants au téléphone, mais ne jamais les voir. Il ne peut pas retourner là-bas.

Ponctué par une discussion entre deux fils ayant quitter le bercail et leur père qui les acceptent comme ils sont, mais qui fait tout pour leur faire réaliser leur « erreur », on apprend également que pour les juifs le mariage entre un juif et une non-juive génère des enfants qui sont nécessairement non-juifs, comme s'il s'agissait d'autre chose que d'une religion. Le peuple élu c'est, pour eux, plus que ça, c'est génétique...

Cette discussion entre le père et ses deux fils est d'ailleurs un des élément les plus intéressant du reportage, les fils sont relativement confrontant pour le père, mais le tout se fait dans le respect et montre bien qu'il est possible de le faire. J'ai surtout aimé la discussion de la toute fin où l'un des fils tente d'expliquer à son père que de croire que la vérité absolue, la seule vérité n'existe pas et que croire qu'elle se trouve dans un livre est plutôt illusoire. Le père répond alors, comme tous les juifs le feraient, par une belle petite parabole : Il lui tend sa serviette de table et lui dit tiens moi ceci ce que le garçon fait sans se poser de question. Puis le père reprend faisant remarquer à son fils qu'il a accepté cette serviette, qu'il l'a prise comme une vérité puisqu'elle est là devant lui, puisqu'elle lui a été transmise. Évidemment, le père soulignera que pour la Thora c'est la même chose, même si le garçon avait déjà compris. Celui-ci s'empresse de lui rétorquer que la Thora n'est pas une serviette de table et que le débat autour de la remise … tst tst tst, le père n'écoute déjà plus il a été jadis conquis par cette vue de l'esprit simpliste et refuse depuis la logique élémentaire.

Voilà ce qui est à la base l'intégrisme, l'ultra-orthodoxie... Au moins lui, il accepte de discuter avec ses fils.

.jpm

09:10 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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