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21/01/2010

Les dix solutions revues et corrigées

1. Ne plus subventionner les écoles privées : Pas fou pour autant que l’argent économisé ainsi serve uniquement à augmenter le financement des écoles publique. D’ailleurs, si l’on coupe dans l’école privé, on va devoir s’assurer qu’à court terme l’école publique soit « aussi bonne ». Sinon, il va rapidement se créer une classe supérieure accessible aux seuls riches – que cette supériorité soit justifié ou non.

2. Augmenter significativement les impôts aux entreprises : Encore là, une demi-solution. On peut effectivement faire payé plus d’impôt aux entreprises – ou ce qui serait déjà très bien s’assurer qu’elles payes ce qu’elles doivent. Par contre on ne peut pas trop sortir du cadre nord-américain ou occidental cela risquerait à moyen terme de faire fuir les éventuels investisseurs. Cela dit, une redevance sur les ressources naturel est également une façon de faire refiler une partie de la facture aux entreprises.

3. Permettre l’établissement de cliniques de santé entièrement privées pour ceux qui désirent payer : Ça, par contre, c’est une mauvaise idée. Ça crée rapidement un système à deux vitesse et ça ouvre la porte à l’assurance privée, assurance avec laquelle le gouvernement n’aura d’autre chois que de composer – à perte bien sûr. Une meilleure option serait d’ouvrir des clinique privé accessible gratuitement à tous mais dont la facture serait retourné au gouvernement. Reste à voir si le privé coûte vraiment moins cher que le publique et à savoir comment on va s’assurer qu’ils ne facturent pas trop. Une option encore meilleure serait d’inverser le financement des soins de santé. C’est-à-dire, de ne plus envoyer d’enveloppe budgétaire aux hôpitaux et à contrario de les payer pour les soins qu’ils prodigue. Cette méthode a été mise de l’avant en France et dans certains pays scandinave et ça fonctionne – les unités de soins sont depuis beaucoup plus efficaces.

4. Introduire des péages sur les autoroutes : Bof, comme l’on souligné certains, aussi bien l’ajouté au permis de conduire, ça coûtera pas mal moins cher à mettre en place que des péages… D’un autre côté, la taxation à l’utilisation à le bon côté de permettre la promotion de l’utilisation des transport en commun – encore faut-il qu’il y en ait et qu’ils soient accessible.

5. Imposer un ticket modérateur pour l’accès aux soins de santé : D’accord, d’accord si vous y tenez, mais trop élevé, faut bien doser. Cela dit, je crois qu’une remise de facture symbolique et détaillé (consommables, équipement, main d’œuvre, « overhead ») serait d’une plus grande efficacité.

6. Abolir les commissions scolaires : D’accord, mais il faut trouver un moyen d’organiser, d’uniformiser et de « complémentariser » les différentes écoles d’une région afin qu’elles travaillent ensembles à donner un service cohérent et de homogène avec des programmes spéciaux accessibles. Chose que même les commissions scolaire ne réussissent pas à faire présentement.

7. Fermer les délégations du Québec à l’étranger : Alors là, c’est un non catégorique. Dans ce monde d’internationalisation des échanges et des affaires, ces bureaux sont plus nécessaires que jamais. Je crois malheureusement que les gens comprennent mal le rôle important qu’elles jouent.

8. Augmenter significativement les tarifs des garderies à 7$ : Complètement ridicule, à croire que les gens n’ont rien compris à la situation et à la raison d’être des garderies subventionnées. Quand on craint une pénurie de travailleurs et de payeurs d’impôts on s’organise pour garder ceux que l’on a sur le marché du travail. Non seulement les garderies à 7$ ont permit le retour de bien des femmes sur le marché du travail, mais elles ne sont pas non plus étrangère au mini babyboom que nous connaissons depuis quelques années. Tiens, pour ceux qui veulent un exemple parlant : Sans garderies subventionnées le prix pour un jour en garderie est en moyenne de 20$ par enfant. Pour une famille avec deux enfants en garderie, ça fait 200$ par semaine, 800$ par mois ou, en gros un second hypothèque.

9. Abolir les cégep et ajouter une année au secondaire : Humm, pas évidente celle-là. Pour le général, ça passe peut-être et encore, c’est deux ans qu’il faut ajouter… Pour le technique, ce n’est pas génial. La formation technique est un grand atout, il faut la conservé alors ça prend des écoles techniques… Et puis, bon, soyons honnête, s’il y a tant de décrocheur c’est aussi en partie parce que après tant d’années de cours généraux ils en ont marre, il ne faudrait peut-être pas en ajouter. Bref, pas simple.

10. Réduire significativement les subventions aux festivals et événements culturels : Non, je ne crois pas. Ces grands événements sont d’importantes vitrines pour les villes qui les tiennent et génère d’importantes, voire de très importantes retombés économiques. Réduire significativement les subventions aux grandes entreprises qui font de millions de profits, mais qui grâce à des jeux comptables déclares des pertes au Québec afin de ne pas payer d’impôts et de continuer à recevoir une aide généreuse, ferait beaucoup plus de sens. Exemple frappant : Les compagnies pharmaceutiques qui reçoivent des subventions de recherche et autre alors qu’elle « gaspillent » plusieurs dizaines de millions par année en « promotion » auprès des pharmaciens, médecins et autres intervenant en santé – c’est là qu’il faut couper pas dans le festival de jazz.

Le lien vers l'article qui en parle mais très peu est ici.



Je le mentionne souvent, ces questions sont complexes et aucune de ces solutions n’est applicable seule, il est absolument primordiale qu’elles soient toutes analysées et comprises dans un optique globale sinon aucune ne sera vraiment efficace.

.jpm

21:05 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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