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26/01/2010

Conversations de bureau

Hier je suis entré au bureau à reculons, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. J'avais une tonne de job qui m'attendais, plusieurs dossiers complexe, impliquant clients, vendeurs, produits et gens à l'interne. J'avais aussi ce satané site internet qui ne fini plus de finir et pour lequel je dois me battre avec IE6, le « browser from hell » comme disent les experts et les patrons...

Vous savez le gros de ma job, comme celle de bien d'autre aujourd'hui, c'est de gérer des problèmes – communément appelés dossiers. Ils arrivent, je les traite le plus efficacement possible et les sort. Des fois c'est des petites erreurs, des petits problèmes de mesure, d'autres fois c'est des problèmes qui brasse un peu plus, ils nécessitent la révision de procédures, d'instructions de travail et même de la philosophie de l'entreprise.

Bref, ce lundi, comme vous vous en doute j'en avais plus du second type que du premier et j'en avais plus que je ne pouvais en traiter. Et, comme bien d'autres avant moi, je regardais la semaine avec désarrois. Je ne savais pas par où commencer et je n'avais pas le goût de m'attaquer à quelque problème que ce soit. Pourtant il le fallait bien...

Je dois également souligner, avant de passer au déroulement de ce sombre lundi que je n'avais que peu pris le temps de jaser avec mes collègues depuis déjà plus de six mois. L'été dernier a été très occupé, l'automne encore plus et décembre n'a pas été en reste. Vous l'avez probablement déjà compris, je suis le genre de gars travaillant, qui s'attaque à son boulot et qui passe au travers comme on fait une course à obstacle et j'aime ça – ça bouge, c'est vivant, moi ça me motive. Mais depuis l'été, j'ai tellement eu de travail qu'il a fini par prendre toute la place. Pas de pause (je n'en ait jamais vraiment pris), pas de conversation autour de la machine à café, pas de discussions de corridor inutiles, je coupais même court aux discussions de bureau afin d'être plus efficace – j'y allais à l'essentiel point. Et cela à un point tel qu'il m'est passé par l'esprit à moment donné à l'automne, dans un moment d'égarement, que j'allais finir par passé pour un gars asocial.

Mais je suis revenu sur mes pas hier. N'ayant pas le goût travailler je suis allé vers les autres. Je suis allé voir mes collègues, voir ce qu'ils avaient à raconter.

Je ne veux pas dire que les conversations habituelles sont insipides, mais disons que j'avais quand même quelques appréhensions. Tout le monde le sais, ce n'est pas la prorogation de la session parlementaire de M. Harper (allez-vous enfin arrêter de voté pour lui!) qui occupe les conversations de machine à café...

Mais finalement j'ai été très agréablement surpris. Je me suis retrouvé dans des conversations fort intéressantes. J'ai même redécouvert certaines affinités avec certains collègues. Et qui plus est, j'ai redécouvert par la bande, un des plaisir fondamental du travail, celui de jaser avec les gens qui nous entour.

Ça a l'air con comme ça, mais j'avais oublié que le travail c'était aussi ça, jaser avec le monde, discuter avec les collègues, ça rend le boulot plus intéressant et ça permet – chose au combien importante – de faire descendre le niveau de stress.

Enfin, bref, ce sombre lundi m'a fait le plus grand bien et sans dire que je vais dorénavant passer des heures à jaser au bureau, je vais au moins cesser de me sauver quand la conversation dérape un peu et profiter de ces quelques discussions impromptues pour me changer les idées.

.jpm

11:41 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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