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09/02/2010

La cigale, la fourmi et l'ISQ

Il était une fois un blogueur à l'esprit critique qui voulait démontrer la relative futilité d'une campagne de publicité du gouvernement sur l'épargne et les REER.

Voulant faire les choses comme il se doit le blogueur entreprit de trouver le salaire moyen des québécois. Se faisant il se rendit sur le site de l'ISQ où il mis le doigt sur certains chiffres. Cependant notre blogueur se trouva bien dépourvu lorsque vint le temps de faire la calcul des dépenses des ménages afin de savoir ce qui leur était réellement possible de mettre de côté...

Mais encore là l'ISQ vint à son secours. Avec un peu de recherche c'est fou tout ce que le peut trouver sur le site de l'SQ.



Voici quelques informations de base trouvé sur le site de l'ISQ.

Revenu moyen au Québec en 2006 : 32 249$. Revenu moyen disponible : 26 499$. Revenu moyen de familles au Québec en 2006 : 72 153$. Revenu moyen disponible : 59 124$.

Côté dépenses je me suis effectivement trouvé devant un réel problème. J'ai tenté au départ de faire une approximation avec les dépenses principales y incluant le logement, l'hypothèque, l'épicerie, les transports, l'électricité, la garderie, etc. Avec ces grands postes de dépenses je trouvais pour une personne en appartement avec une petite voiture des dépenses minimale de 14 800$ et pour une famille  avec une maison, une voiture et deux enfants des dépenses minimales de 41 200$.

Je voyais bien qu'il me manquait des tonnes de petites dépenses, les vêtements entre autres, alors je me suis de nouveau tourné vers l'ISQ. Cela dit, je n'étais pas trop loin. Pour la famille j'avais mis 200$ par semaine en épicerie moyennant les dépenses d'épicerie et de restaurant ce qui fait 10 400$. Sur le site de l'ISQ, ils ont 10 088$...

La page de l'ISQ consacré aux dépenses des ménages est incroyablement bien détaillé. On y retrouve les dépenses de consommation courante des personnes seules et des familles auxquels on peut ajouter les impôts et les assurances et autres. Les chiffres sont pour le moins surprenants.

Les personnes seules (en emploi) dépensent en moyenne avant impôt et autres cotisations 24 523$. Si on ajoute l'impôt et les assurances les dépenses montent à 32 221$ laissant un gros 28$ de différence entre les dépenses et les revenus. Cela dit l'ISQ a inclus dans son calcul des dépenses une cotisation REER de 144$. Pas de quoi se payer une retraite de rêve.

Pour les familles avec enfants c'est encore pire. Bien sur on parle ici de moyennes, mais les chiffres en disent long quand même. Dépenses courante moyenne des familles 58 289$. Ça laisse, semble-t-il, 835$ pour payer les assurances, REER et autres cotisations dont, bien sûr, les impôts! Si on prend le revenu moyen moins le chiffre des dépenses totales sur la page de l'ISQ on a 72 153$ - 83 426$ et on découvre que la moyenne des familles québécoises est dans le trou de 11 273$ !!

Bien évidemment toutes les dépenses des ménages ne sont pas obligatoire. Nous ne sommes pas, pour la plus part obligé, d'avoir deux voitures. Personne n'est obligé de dépenser annuellement 2 350$ en ameublement et autres accessoires de décoration, pas plus que 4 856$ en loisir ou 1 683$ en alcool, tabac et autres spiritueux, mais bon il faut bien vivre!



Cela dit, même s'il serait difficile de départager les dépenses obligatoires des dépenses discrétionnaires, le point reste le même, il sera très difficile pour un ménage qui gagne moins que la moyenne de souscrire à un régime enregistré d'épargne retraite.

Alors, au final, être cigale ou fourmi n'a que peu à voir avec votre attitude, mais plutôt avec votre capacité d'épargne.



D'un autre côté, il faut peut-être cessé de vivre au-dessus de nos moyens. Cesser d'acheter toujours la dernière console de jeux à la mode, cesser de se payés deux chars, un spa, pis le resto à tous les midi.

Économiser pour la retraite, ça reste très rentable surtout avec les retour d'impôts que le gouvernement du Québec consent aux épargnants.

Tiens, parlant du gouvernement et de REER. Je reviens deux secondes sur les demandes de hausses salariales de la fonction publique... Qui au privé à droit à des régimes de REER aussi généreux que ceux de la fonction publique? Personne! Presque toute la fonction publique a accès à un régime où l'employeur met le même pourcentage que l'employé. Donc si vous mettez 4% dans votre REER, l'employeur en met aussi 4%. Ça c'est comme avoir un salaire plus élevé de 4% - pas certain que les fonctionnaires considère ce généreux avantage quand ils se comparent au privé!

Autre point, au privé les hausses de salaire sont peut-être un peu plus généreuses. Disons 3.5% plutôt que 2.5%. Mais ce que l'on ne réalisa pas généralement c'est qu'au public les gens change d'échelon et/ou de niveau à chaque année ou presque et qu'entre chaque échelon et à fortiori chaque niveau il y a 2, 3, 4, 5% de progression salariale ce qui n'existe tout simplement pas dans le privé – ou du moins dans les PME non syndiquées ce qui représente près de 60% des travailleurs du Québec.

.jpm

09:40 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Merci pour l'astuce, oui cet article est tout bonnement excellent, particulièrement pour les débutants. D'habitude je ne commente jamais les blogs, même si leur contenu est excellent, mais là le vôtre méritait vraiment mes éloges !

Écrit par : design | 19/03/2010

Les commentaires sont fermés.