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18/03/2010

Bonheur et problème de char – suite

J'ai fini mon dernier texte sur une envolé lyrique disant que notre combat pour le bonheur en était un de tous les instants, un du rationnel contre l'émotionnel... J'ai écris ça un peu vite peut-être car, bien sur, le bonheur ce n'est pas rationnel. Le combat, disons plutôt l'effort nécessaire est celui de la rationalisation de nos émotions afin de ne pas laisser celles qui conduisent au malheur prendre toute la place.



Je reviens donc aujourd'hui sur mon dernier texte parce qu'en l'écrivant, je me suis rendu compte que mon petit bonheur du samedi, celui de manger un petit bagel en compagnie de mes enfants au soleil n'était pas si simple ou si « gratuit » qu'il pouvait apparaître à première vue.

Cette capacité d'apprécier un petit moment de bonheur tient en fait à beaucoup de prémisses. L'une d'entre elle est évidemment d'avoir l'argent et le temps pour le faire. Mais encore, un bagel, ça ne coûte rien et du temps on en a toujours non? En fait, ce n'est pas si simple.

C'est vrai qu'un bagel ça ne coûte pas cher, mais pour être en mesure de vraiment l'apprécier, il faut avoir l'esprit tranquille, il faut avoir le sentiment que tout va bien et ne pas être écrasé par nos soucis. Dans mon cas, ce jour là, même avec mes problèmes de voiture ça allait bien. Je savais que j'avais les moyens de faire réparer ma voiture, que le trou dans mon budget laissé par la location d'une voiture de secours (que j'ai finalement du garder 4 jours) était aussi viable. Je savais aussi que cette sécurité financière était assuré par un bon emploi... Et ce bon emploi est le résultat de bonnes études et de bons services de ma part et de façon soutenue.

Et derrière ce rempart matériel? Hé bien des relations stables, une famille aimante qui aurait su m'offrir du support si cela s'était avéré nécessaire. Et puis bon, je me tiens en forme, je fais du sport, je mange relativement bien et je m'organise pour ne pas être trop fatigué...

Au bout du compte, c'est tout ça qui contribue à notre capacité d'apprécier les petits bonheur.

Mais voilà, nous n'avons pas tous cette chance, la pauvreté et la détresse que certaines personnes vivent rend l'appréciation de petits bonheurs quasi-impossible. Il y a bien des gens qui n'ont plus de famille pour les épauler et il y en a d'autres qui en ont une à nourrir, mais qui y parvienne difficilement.

Dans ce genre de situation, le stress s'installe, l'anxiété gruge l'esprit, les émotions prennent le dessus, on se fâche plus facilement et on a jamais l'esprit tranquille... Alors les petits moments de bonheur se font très rare et c'est le malheur qui s'installe.



Mon portrait est sombre. C'est vrai, mais c'est simplement pour démontrer comment la pauvreté, le stress et l'anxiété peuvent affecter profondément notre capacité au bonheur. Souvent on a l'impression que les pauvres, les magané comme on dit, ne font rien pour s'en sortir. Je crois qu'il faut bien comprendre qu'une fois pris dans ce genre de tourbillon il peut devenir très difficile d'en sortir car tout nous y ramène et les petits bonheurs deviennent alors extrêmement rare.

.jpm

09:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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