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05/04/2010

Paris... impressions

Ben voilà, je suis de retour de mon voyage à Paris. J'aurais bien aimé pouvoir bloguer de là-bas, mais les accès n'étaient pas facile d'atteinte et d'utilisation.

Voici les notes – non formaté ou presque – que j'ai pris au cours du voyage.

...

Je lis Dany Laferriere dans l'aérogare et je voyage déjà. Cette occasion de renouer avec la littérature, me permet de réaliser a quel point elle fait voyager et a quel point il est bon de se laisser porter par un autre. Si je m'abreuvais plus de ce type de lecture je pourrais certainement écrire d'excellent romans. Mais voila j'aime aussi la science et la réflexion. Deux choses qui nécessite de réfléchir en lisant...

Les abords des grandes villes sentent la désolation. Déchets partout, pille de ferraille surtout en bordure des routes et voies ferrées. La France et sa métropole n'y échappent pas. Les migrants vivent, y travail. Certains rêvent de la ville lumière mais la plupart resterons coince dans l'ombre. Le rêve si près demeure inaccessible.

Paris

Sur les Champs-Élisée dans la vitrine de chez Cartier : collier 35 900 Euros et boucles d'oreilles assorties à 19 400 Euros. Tant de richesse dépasse l'entendement. Ce n'est pas la beauté des bijoux qui attire le regard, c'est le prix et l'incompréhension qu'il suscite.

Est-on réellement sois-même a l'étranger? Sans notre culture pour nous supporter, sans nos vecteurs habituels de communication et constamment a l'affut des us et coutumes du pays d'accueil. Je suis toujours moi-même, mais pas totalement il me semble. Voyager permet certainement une certaine redéfinition de soi. D'ailleurs le fait de ne pas être chez-soi laisse de la place pour devenir autre, du moins en parti...

Les lancement de livres sont bien diffèrent en France, ils deviennent de véritables tables rondes. Très impressionnant, on discute on analyse tous y participe ou presque. Le niveau d'érudition et de discussion est tout à fait hors du commun pour moi.

Film Anglais : Soul Kitchen (Finalement, c'est un film Allemand, une bonne petite comédie que nous sommes allé voir, puisqu'il ne viendra jamais au Québec)

Un voyage sans photo?! Est-ce possible voire souhaitable de faire un voyage sans prendre de photos? Les photos cristallisent-elles les images mentales, les souvenirs? Ou, au contraire, ne nous distraient-elles pas du réel objet de notre voyage, de la réelle beauté que nous tentons de capturer derrière l'objectif?

Bruxelles

On passe les douanes sans papiers. Le TGV c'est génial, j'en veux un. Pas de taponnage, ni d'attente ou de bagage à enregistrer 3h d'avance! Et puis on part en ville et on arrive en ville, Paris-Bruxelles 1h25 porte à porte!

C'est bien de voyager en français! Plutôt rare dans mon cas, dans cette vie, dans ce monde. Franchement j'aime beaucoup et ça fait un bien fou de se sentir compris et pourquoi pas un peu chez-soi ailleurs puisque la langue nous uni bien au-delà de cette culture globale.

A l'hôtel j'espère que le jeune homme a la réception est bien paye parce que la job est au moins aussi stressante qu'au McDo et que l'uniforme coute beaucoup plus cher.

Régulièrement, je suspend mon voyage pour en faire un autre, celui de Dany Windsor Lafferierre dans l'Énigme du retour, clairement un de ces meilleurs romans.

Au bar a Bruxelles, un noir avec un accent français plus prononcer que Françis Cabrel  chante et les fumeurs s'en donnent a cœur joie. C'est géant.

Les lecteurs de livres lisent beaucoup parce qu'ils se rendent bien compte eux a quel point le livre est supérieurs en subtilité et en détails que ce que les autres média nous offrent.

Moment fort a Bruxelles: Palais des trois pouvoirs! En fait c'est le palais de justice. Incroyable construction. Fantastiquement grand et imposant. Une merveille d'architecture.

La mise en marcher des EU donne souvent l'impression qu'il y a beaucoup plus a voir là qu'en Europe alors que totalement faux!

Tintin en québécois : s'é pour s'est, totalement ridicule.

Retour à Paris

Je suis absolument incapable d'aller en voyage sans faire de la projection de mon retour, d'ailleurs c'est toujours comme ca quand je réfléchis. J'imagine généralement des discussions et la façon dont je vais raconter ce qui m'est arrivé. Par contre en général ça fini toujours par être différent de ce que j'avais prévu.

Je vais grimper à Fontainebleau. Avant de partir je dis à ma blonde: Chérie ne t'inquiète pas avant 19h00... Drôle de façon de présenté les choses.

Dans la vie, il faut se fixer des objectifs et tenter de les atteindre. Objectif grimper au Cuvier. 7.5km à l'aller, 6.5km au retour et entre les deux une session de bloc extraordinaire. Faut que j'y retourne.

Paris est très belle mais stressante, il peut devenir difficile de s'y détendre. Bruxelles est sa cousine un peu moins jolie, mais plus agréable plus relaxe.

Dans le train pour Paris, je regarde la dame d'à cote qui révise un texte : Format A4. Le voyage tient parfois a de petits détails.

Rencontre un chinois au resto rue Moufetard à qui nous avons conseillé d'aller voir tout Gaudi à Barcelone. Les chinois sont d'ailleurs souvent revenu sur la table dans ce voyage, tout le monde commence à les craindre... Ils sont décidément partout - sauf a Pompidou!

Les immigrantes sont bien plus sexy lorsqu'elles parlent la langue du pays. Au salon du livre on utilise des termes anglais sans savoir ce que ca veut dire.

La SF c'est finit, les sections aux salons et dans les librairies sont anémiques...

Ça a bien change Paris, en 1996 on ne reconnaissait pas notre accent alors qu'aujourd'hui le moindre garçon de café et le forestier nous reconnait a l'accent.

La beauté de l'Europe et des européens réside dans cet équilibre entre les divers cultures et peuples qui la compose. Tous diffèrent dans la similitude européenne, sans grand ensemble menacent d'assimiler tout les autres.

L'appréciation de l'art se fait seul. Le Corbusier

Centre Pompidou : C'est bien les musées, a force de marcher au ralentis, de voir de multiples pièces et de se fatiguer, l'esprit devient de plus en plus disponible.

Copier une bonne idée comme celle de Patrizia Nicolosi... Est-ce toujours de l'art?

Ce soir sushi, il suffit d'une odeur pour nous faire voyager: Soupe Miso.

Juste comme on commence à habiter l'endroit, il faut partir...

En cette ère de confusion, d'absurdité, de pertes de repères et de stress, la recrudescence de la religion n'est pas surprenante. C'est un temps pour faire le vide, pour prendre une pause et se recentrer sur soi-même et sur les choses simples.

Partout, des marches et des planchers creusés par le passage du temps et des milliers de visiteurs.

À Paris il est inutile de prendre des photos, tout est beau et aucune photo ne saura rendre la beauté de l'endroit.

« J'aurais pu » est l'ennemi du moment présent. J'aurais pu aller faire du vélo et de l'escalade à Fontainebleau aujourd'hui, mais les prévisions météo étaient mauvaises et fausses alors je suis resté à Paris sous un ciel radieux mais tout de même dérangé par cette occasion manquée.

C'est toujours rassurant d'entendre un message sur les pickpockets...

Dans le métro vers les banlieues, la tension monte, la musique des walkmans est plus forte, les conversations aussi. Les gens ont l'air plus soucieux. Le vêtement est plus américain.

De retour en ville, les visages s'illuminent, les gens sont plus souriants. La pauvreté est un vrai fléau.

Jeudi après-midi, ma blonde est partie à une de ses rencontres, je devais faire les bagages mais ne peux m'y résoudre. Je ne veux pas partir, les vacances sont si douces.

Jeudi soir, j'ai l'impression d'être parti depuis un mois. Je ne crains pas le retour à la maison, au pays, mais plutôt mon quotidien chargé.

Le retour est une voyage en lui-même. D'abord il faut se préparer, faire ses bagages et, ensuite, il faut accepter le retour, prendre conscience que c'est fini et que de l'autre côté la vraie vie nous attend.

Finalement, être à Paris, c'est être en vacances. Et, être en vacances, c'est prendre le temps de bouquiner, de marcher tranquillement, de prendre un petit café ou un long souper avec un bon livre ou en bonne compagnie. Et, être en vacances, c'est surtout faire fit des tracas quotidiens, toutes des choses que l'on peut faire chez-soi si on s'en donne l'occasion, si on se donne de bonnes habitudes de vie...

Il pleut sur Paris, avril n'est pas le meilleur mois pour visiter la ville... Finalement, j'ai trouvé les parisiens bien sympathiques. J'imagine qu'à force de se le faire reprocher ils ont fini par changer d'air. Ou peut-être est-ce une nouvelle génération.

Après sept longues heures de vol, retour au pays – la Canada – la douanière parle un français avec le pire accent que j'ai entendu depuis huit jours...

Le poids des taches quotidiennes passe, celui des taches exceptionnelles aussi. Je me dis que je vais en prendre moins... Puis, l'ouverture du journal du samedi fini le travail: la reprise américaine, la crise de l'église catholique, la sortie du iPad, toutes des choses que je voudrais suivre mais pour lesquelles je manque de temps. Je manque cruellement de temps et c'est ce que j'avais le plus en vacances... Dur dur le retour même si on est heureux d'être chez-soi. Je vais essayer d'en faire moins ou de tout faire avec moins de presse...

Garder cet esprit de vacancier au moins un petit peu, voilà un vrai défi!

.jpm

16:31 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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