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07/04/2010

Lectures

Vous l’avez compris, j’ai fais pas mal de lecture pendant mes vacances. Je dirais même que j’ai redécouvert les joies de la lecture. Bien sûr lis tout le temps, mais c’est souvent par petit bout et pour mes cours. Ne vous y trompez pas, ces lectures sont intéressantes, mais elles sont moins jouissives qu’un bon récit, que ce soit un roman ou un essai, que l’on lit d’une traite.

Donc j’ai le dernier livre de Dany Laferrière. Un de ses meilleurs sans aucun doute. J’avais aussi beaucoup aimé Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatigué, Héroshima et Le cri des oiseaux fou…

Cet amour de la lecture, il est comme celui de la musique. Je le redécouvre de temps à autre. Je ne lis pas pendant un bout de temps ou j’écoute moins de musique jusqu’à ce que ça me manque vraiment et alors je m’y replonge avec une fascination renouvelé, de nouveaux auteurs, de nouveaux groupes et bien sûr un retour partiel à tout ceux que j’ai aimé.

Cette fois-ci, c’est un retour à Van Vogt. Je veux relire la série du monde des A (ou des non-aristotéliciens pour les initiés). Il s’agit d’une série de science-fiction des années 1950 qui a connu un franc succès au cours des décennies 1960-70 et dont l’importance a pour ma part été sous-estimée. Bref je veux la revisiter.

J’ai aussi décidé en lisant Laferrière de m’attaquer à Bukowski un de ses auteurs préférer. Je vais également renouer avec Michel Rio dont j’ai presque tout lu et avec Paul Auster que j’avais abandonné parce qu’il réécrivait sans cesse le même roman… Mais son dernier, Invisible, semble marquer un tournant, il délaisse la solitude pour un autre type d’introspection et un roman, parait-il, extrêmement bien ficelé.

Et puis bon, j’ai également bien bouquiné à Paris, j’ai une liste encore plus longue de bouquins « plus sérieux » à me mettre sous la dent à commencer par le classique de Max Weber : Économie et société dans lequel il répond – et c’est des seuls à réellement le faire – à Marx…

Notez d’ailleurs qu’il y a là aussi une incroyable jouissance. Cette capacité de lire des texte denses et subtiles comportant des réponses bien articulés à des arguments que l’on croyais impossible à défaire ou comportant certaines failles que l’on n’avais pas décelé. Ces livres « savants » son difficile à lire, il n’y a pas de doute, mais leur lecture est largement plus stimulante que celle d’un article de journal ou de magazine si bien écrit soit-il.

En espérant vous avoir à vous aussi redonné un peu le goût de la lecture, je m’en retourne à mon bouquin du moment, celui de Jacques Parizeau, La souveraineté du Québec, hier, aujourd’hui et demain – un texte claire, accessible et dont la partisannerie et la politicaillerie sont totalement absent.

.jpm

08:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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