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12/04/2010

Le mauvais budget

Il y a deux semaines, le gouvernement Charest déposait son budget 2010. Si certains se sont réjouis du fait que le gouvernement ait tiré sur tous les leviers disponibles pour combler le déficit et juguler la progression de la dette, il ne représente qu’une minorité.

Plusieurs plus lucide que les « lucides » se sont bien rendu compte que la plupart des mesures proposées était régressives, que le gouvernement avait taxé sans discernement, qu’il a pris le chemin facile de l’augmentation des tarifs plutôt que celui plus difficile de mesures plus subtiles mais éprouvées tel que le financement des hôpitaux à l’acte plutôt que par subvention.

D’autres encore se sont souvenu et ont rappelé que le déficit actuelle et la croissance de la dette était en bonne partie due à de mauvaises décisions gouvernementales comme celles de ce même gouvernement Charest de baisser les impôts il y a quelques années et de ne pas récupérer les points de TPS laissés vacants par le gouvernement fédéral.

Pour ma part, ce qui m’embête le plus c’est le manque de vision. Je suis peut-être un indécrottable idéaliste, mais il me semble, surtout dans le contexte actuel, qu’un budget empreint d’une vision globale aurait été on ne peut plus souhaitable. Je sais que ce n’est pas simple à faire et à produire, mais le fameux groupe d’économistes réunit par M. Bachand aurait, j’en suis certain, été à la hauteur d’une telle tâche, mais on préférer leur commander de simple petits rapports digne d’un technicien en comptabilité pour mieux nous faire avaler le budget – visiblement ça n’aura pas suffit.

De quelle vision globale est-il question et comment est-ce que l’on oriente ça? Ce n’est pas si compliqué. L’idée c’est de se donner une direction socio-économique. Par exemple devenir les plus performants au niveau énergétique en Amérique du Nord. Et là, dans cet optique global, on taxe ce qui n’est pas éco-énergétique. On taxe les entreprises polluantes, on donne un congé de taxes à celles qui performent bien. On prévoit des subvention pour les entreprises et autres qui feraient, comme les cégep Ste-Foy*, des conversions. On encourage le développement, on forme des travailleurs, etc.

Ça c’est agir globalement, ça c’est se donner un vision d’avenir et vous savez quoi ça peut également avoir l’air d’un projet de société ce que d’aucun réclame depuis longtemps! Et tout ça à travers un simple budget. Des mesures relativement simple qui change en profondeur les comportements, il y en a. Le cas du financement des hôpitaux et patent. Il s’agit en gros de se donner des objectifs, de décourager les mauvais comportements et d’encourager les bons tout en stimulant le développement de l’économie.

Quant aux coupes dans l’appareil gouvernemental, je n’y crois pas plus que vous. Bien sûr on va couper des postes un peu partout, mais ce sont les structures qui sont problématique, l’approche de gestion, la façon dont les dossiers sont traité. M’enfin si les départs par attrition peuvent obliger une remise en question de la structure ce sera toujours ça de pris. Parce que sinon, il ne faut pas se faire d’illusion touts les employer de l’État on le droit d’être relocalisé, alors ce n’est pas parce que l’on abolit un poste qu’on récupère un salaire.

Reste la santé et l’éducation. De ce côté-là, il faudrait vraiment savoir ce que l’on veut. Que les objectifs soient clairs, que les limites le soient aussi. Et après, ben, c’est simple, il faut que l’on se donner les moyens de nos ambitions et ça, ça passe par une approche globale de l’économie de la province.

.jpm

*Le cégep Ste-Foy a converti son système de chauffage électrique à un système de chauffage géothermique. Investissement : 5 millions de dollars. Rentabilité prévue : environs six ans! Après le 5 millions d’investissement est remboursé et le cégep commence à faire des économies substantielles sur le chauffage, des économies de l’ordre de 1 million par année. Pourquoi tous les organes gouvernementaux n’en font-il pas autant? Ça serait économique et en plus ça libérerait de l’électricité pouvant être vendu ailleurs pour plus cher!

11:58 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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