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14/04/2010

Le bon budget !?

Je ne suis pas certain de pouvoir dire ce que serait un bon budget. Si l’image que j’en ai donné dans mon texte Le mauvais budget est globalement bonne, la pratique rend les choses un peu plus complexe.

D’entré de jeu, il y a la dette dont la hauteur semble bien difficile à définir. Pour certains elle correspond à 94% du PIB ce qui la placerait au cinquième rang des dettes de l’OCDE, pour d’autres une dette de 95% du PIB (celle des ÉU dans cinq ans) est sous la moyenne européenne… Mais dans un cas comme dans l’autre il faut y porter attention.

J’ai dit qu’il fallait avoir de la vision et investir dans un ou plusieurs domaines d’avenir afin de se donner une direction, une base sur laquelle asseoir nos politiques économiques. À ce propos fermer 31 classes de francisation c’est la preuve par l’absurde que le gouvernement fait n’importe quoi. La mission première au Québec étant l’intégration des immigrants. Et d’ailleurs, où en est le dossier de la reconnaissance des diplômes depuis 2 ans?

Une option parmi tant d’autre serait le développement de l’auto électrique. Le gouvernement québécois pourrait décider que d’ici 10 ans tout son parc automobile sera électrique et que les voitures devront être faite au Québec. Ce serait génial, mais il y a un problème majeur à ce type de programme : l’OMC (Organisation Mondial du Commerce – auquel nous avons adhéré).

Comme pour le renouvellement des voitures du métro de Montréal il est impossible, même si l’on a un Bombardier dans sa cour de privilégier les industries locales. Nous sommes dans un marché mondial intégré, c’est donc l’ensemble des fournisseurs potentiels qui doit pouvoir soumissionner – la droite a gagné la bataille théorique depuis longtemps, mais ça ne pourra pas durer indéfiniment. J’y reviendrai.

Ainsi on peu stimuler le développement de la voiture électrique, mais il faut que ce soit fait dans une perspective mondiale ce qui complexifie grandement tout programme de ce type. Et  d’ailleurs, l’investissement dans les infrastructures comme on en a tant vu récemment c’est bien beau, mais toutes ces routes doivent mener quelque part! Bien sûr ce sont de bonnes dépenses en temps de crise économique, mais s’il n’y a pas d’industrie à faire tourner, à quoi bon?

Reste qu’il y a moyen par des mesures simple de stimuler le développement de nouveaux pans de l’économie. À ce titre le meilleur exemple récent au Québec est celui du programme de subvention à l’industrie du jeu vidéo mis en place par Bernard Landry durant son mandat de 2001-2003. Ça aura permis d’attirer quelques entreprises qui en ont attiré d’autres jusqu’à ce que Montréal devienne un des principaux pôle de développement du jeu vidéo au monde – le troisième si ma mémoire est bonne.

Le jeu vidéo à Montréal c’est aujourd’hui 5000 emplois, 50 entreprises de développement, 14 de logiciels et 18 de services! Et ce sont des bons emplois, bien payé et qui pour certains comme Ubisoft sont en train de tenter une percé dans le cinéma…

Bref, il est possible de faire un bon budget, un budget d’avenir, mais ce n’est pas simple. Il faut avoir de la vision, une excellente connaissance de l’économie et une capacité à déceler les voies d’avenir même si elles peuvent sembler bien évidente ces jours-ci. Il ne s’agit donc pas simplement de manifester contre le gouvernement, mais bien d’avoir des projets clairs et réalistes à présenter.

.jpm

p.s. Hier j'ai oublier de souligner le texte de Josée Legault auquel je faisais référence sur les baisses d'impôts consenties par Charest au début de son mandat... À lire.

10:32 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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