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15/04/2010

La souveraineté économique

Dans mon texte Le bon budget j’affirmais que « Nous sommes dans un marché mondial intégré, [et que]c’est donc l’ensemble des fournisseurs potentiels qui doit pouvoir soumissionner – la droite a gagné la bataille théorique depuis longtemps, mais ça ne pourra pas durer indéfiniment. » Je disais du même souffle que j’allais y revenir. Hé bien c’est aujourd’hui que ça se passe.



Nous vivons depuis déjà plusieurs décennies dans un marché mondial intégré. Cela a des conséquences importantes sur l’économie locale. Des conséquences contre lesquelles les  altermondialistes s’élèvent régulièrement.

Une de ces conséquences est l’ouverture des frontières économiques qui, avec les règles des échanges internationaux – auxquelles nous avons librement adhéré, nous oblige à tenir compte des soumissionnaires internationaux quand nous renouvelons les voitures du métro de Montréal.

Derrière cette façon de faire se cache la théorie économique de l’avantage comparatif qui veut que si chacun se spécialise tous seront plus efficace et tous profiterons de l’efficacité des autres et ainsi pourrons consommer plus.

Le mauvais côté c’est bien sûr l’impossibilité légale de pouvoir confier à un fleuron national un juteux contrat de voiture de métro. Si l’idée de l’avantage comparatif est bonne, elle a cependant des limites qui, à mon sens, ne devraient pas être franchies et ces limites vont bientôt devenir très évidentes. La crise alimentaire de 2007-08 nous en a donné un bref aperçu.

Les échanges internationaux c’est bien beau mais ça rend les pays dépendants les uns des autres (ce qui est par ailleurs un des buts du libéralisme économique) et ça crée une place publique d’échange où ceux qui paient le plus cher pour le riz l’obtiennent même si leur population en gaspille…

Ainsi, à mon sens, il risque fort d’y avoir à court terme le développement d’une règle sur la souveraineté alimentaire. Une règle entérinée par l’OMC et ses membres qui permettrait aux États de se soustraire aux règles du commerce international pour produire un certain pourcentage de la nourriture qu’ils consomment. En un sens, ça se fait déjà à travers les diverses subventions que les agriculteurs reçoivent un peu partout dans le monde. L’équivalent est en train d’être mis en place pour les produits culturels – grâce au Québec, il faut le souligner.

Et puis, si on pouvait étirer la logique un peu il serait possible de permettre aux différents gouvernements de faire appel à leur fleurons locaux pour certains travaux si on permettait par exemple d’aller rechercher en impôts directs les subventions versé à une entreprise avant qu’elle ne soit obliger de soumissionner au côté de ses compétiteurs. Ce serait une façon de s’assurer que Bombardier ne fasse pas profiter nos voisins avant nous des généreuses subventions que nous lui concédons.

Alors, oui aux échanges internationaux, de toutes façon on peu difficilement reculer (quoi que la fin du pétrole pourrait totalement changer la donne), mais alors des échanges où il la souveraineté économique jouie d’une certaine protection.

.jpm

Tiens d’ailleurs il y a une autre partie à la souveraineté économique dont le budget aurait pu tenir compte… J’y reviens demain.

11:47 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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