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19/04/2010

La souveraineté économique (bis)

Il y a, je le disais dans mon premier texte, un second aspect à la souveraineté économique qui aurait pu être pris en compte par le gouvernement lors du budget.

La souveraineté économique dont je parlais dans précédant texte c’est celle d’un État dans un contexte de mondialisation, celle qui devrait pouvoir être en partie protégée pour permettre un certain un certain retour sur les investissements faire dans les entreprises locales. Bien évidemment il ne s’agit pas ici de s’acharner pour garder une industrie sur le déclin ouverte sous prétexte que la compétition extérieure est trop grande. J’en suis bien conscient la ligne est mince.

Cela dit, l’expression souveraineté économique est plus souvent utilisée pour parler de la possession d’une économie d’un pays par les gens qui l’habitent. Mis plus simplement la souveraineté économique c’est posséder les entreprises qui font tourner l’économie.

L’exemple le plus clair est certainement celui de Quebecor. Je ne connais pas les détails de l’affaire, mais tout le monde sait bien que Pierre-Karl Péladeau a hérité de l’entreprise de son père. Bien sûr il ne la possède pas entièrement, mais il la possède suffisamment pour rester légitimement à sa tête. Bien des gens ont critiqué cette « nomination ». PKP étant le fils de son père dans ce cas là. Mais voilà, si l’entreprise avait plutôt été vendue par Pierre Péladeau il est fort à parier qu’elle ne serait plus au Québec.

Bien des entreprises bâties par les baby-boomers ont été vendues à des intérêts étranges ces dernières années – je m’en suis d’ailleurs déjà inquiété ici. L’idée étant, bien sûr, que posséder ses entreprises et donc son économie permet de mieux la contrôler de ne pas voir toutes boîtes fermer et tous les investissements disparaître dès que l’économie va mal ou que quelqu’un quelque part offre des conditions légèrement supérieures.

Comment faire cela? Il y a plusieurs outils. La Caisse de dépôts et placements en est un dont on peut être fière malgré ses déboires. Le reste passe par du soutien aux entreprises locales établies comme aux nouvelles. Ça passe aussi par une certaine aide aux investisseurs locaux.

Tout ça est, bien sûr loin d’être évidant. C’est pourquoi chaque vente d’une entreprise québécoise à l’étranger est une catastrophe. Bâtir une nation qui se possède c’est long surtout quand elle a longtemps été possédée comme ce fut le cas ici. Mais il faut bien voir que c’est un cercle vertueux et que chaque nouvelle entreprise québécoise qui réussit crée une certaine richesse qui peut, qui doit être investie ici.

.jpm

11:49 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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