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01/06/2010

Disney : Un grand décor

Avec un peu de retard, voici mon rapport de voyage… Je vais tenter de mettre de l’ordre dans mes notes, mais il se peut que le tout semble quand même un brin décousu.

Disney, c’est le faux semblant à son meilleur, l’ultime trappe à touristes. Comprenez moi bien, c’est super beau, c’est fantastiquement bien fait, réaliste. Les automates d’Epcot, même s’ils datent de 30 ans, sont encore aujourd’hui incroyablement bien fait. Les décors entourant les manèges, les restos et les boutiques sont superbes. La quantité et la qualité de ce qu’il y a à voir et à faire est tout à fait à la hauteur du prix demandé. On est continuellement dans le wow. Mais, même si elle est très élaborée, ça reste une trappe à touristes. Mis à part les manèges dont certains sont super intéressant et d’autres super bien faits, on nage dans les boutiques de souvenir et dans les restos. Chaque manège débouche sur sa boutique, chaque petite allée pittoresque n’est en fait qu’un cul-de-sac bourré de boutique. Derrière chaque décor se cache une occasion de dépenser plus…

Même l’accès au site ne se fait qu’en navette ou en taxi – et comme toutes les distances sont énormes, les coûts sont nécessairement élevés.

Ce qui m’amène d’ailleurs à ma deuxième série de notes. Comme je l’avais déjà constaté, les États-unis c’est le royaume de l’auto. Mis à part quelques très grands centres urbains, il n’y a pas de place pour les piétons. Orlando et Disney, ne font pas exception. Devant l’hôtel où nous logions il y avait un arrêt de bus et de « troley », mais pour y accéder il fallait traverser un gros boulevard à six voies ne comportant aucun feu de circulation ou passage pour piéton. Et de l’autre côté c’est un petit banc flanqué d’un parasol en métal qui nous attendait au milieu d’un terrain vague et sans trottoir.

Bien sûr du côté de Disney, les stationnements sont immenses, presque aussi impressionnants que les manèges. On peut aisément passer d’un site à l’autre par un système de bus gratuit et efficace. Par contre si on veut se rendre à Downtown Disney – la seule partie du parc qui est accessible par la ville – il faut faire un détour par un de leur Resort…

Sinon, bien sûr, il y a les américains. J’en ai vu des énormes et des gros, c’est plutôt impressionnant. Ils ont vraiment un problème de nutrition. D’ailleurs on le comprend vite en mangeant sur site le midi.

Cela dit, je crois qu’il est illusoire de tenter de tracer le portrait de l’américain moyen. J’en ai croisé de bêtes, des super gentils, des gens intéressés aux autres, intrigué par votre accent et d’autres qui n’ont aucun intérêt et qui font tout pour vous faire sentir que vous n’êtes pas chez-vous.

J’ai aussi croisé un de cinq ou six millions d’américains qui se définissent comme francophone! Celui-ci est né aux ÉU de parents Haïtien et a toujours parlé français à la maison. Il écoute Radio-Canada, les classiques de la chanson française et s’achète des livres en français à la librairie multilingue d’Orlando.

Parlant de cas spécifique, j’ai fait la file derrière une américaine qui jasait avec un canadien… Je ne me suis pas joint à la conversation mais j’ai tendu l’oreille puisqu’il était question de comparaison du coût de la vie. La dame disait qui oui, ils payaient beaucoup moins d’impôts environ 15% plutôt que les 35% que l’on paye ici si on additionne le taux provincial au taux fédéral. Mais à ce 15% elle disait devoir ajouter au moins 18% en assurances de toutes sorte (et elle n’avait pas d’enfants – elle considérait en avoir un jour, mais le congé de maternité de une semaine auquel elle avait accès l’embêtait sérieusement). À ce calcul elle ajoutait que l’ensemble des taxes municipales et autres dépenses nécessaires ne lui laissait plus que 40% de son salaire et ce sans les généreux congé parentaux et couverture maladie totale du Canada…

Ensuite, j’ai pu re-constater l’omniprésence de téléphone cellulaire, même dans les manèges les gens jasent, texte et surf sur le net.

Et puis les américains restent égalent à eux-mêmes, le Toyota bashing continu de plus belle. On attribuait le 26 mai, en première page du USA Today, 89 morts aux problèmes d’accélérateur de Toyota – gardez à l’esprit que dans tous les cas mettre la voiture au neutre suffi pour « régler » le problème…

Quoi d’autre? Le pays est de plus en plus bilingue. J’ai même vu des journaux gratuits en espagnol dans métro de Chicago. On est loin du Mexique et de Miami…

Il y a cette omni présence de croyants, à la télé dans des émissions d’évangélisation. J’ai même vu Dieu dans le ciel au dessus de Disney… Avec un avion on avait écrit GOD = :-)  Faut le faire!

Je suis aussi tombé sur des livres au titres évocateurs : Liberal Fascism, Obama Zombies et 2010 Take Back America! Il y a clairement une frange non négligeable d’américains qui croient que le président Obama est un fasciste d’extrême gauche! Quoi qu’il y a également un part importante des américains qui croient au créationnisme et, devinez quoi, c’est même gagne de zouf dans les deux cas!



Enfin, pour revenir à Disney. Je dois dire que j’ai bien aimé, c’est complètement fou, mais j’aime quand même mieux les voyages dans le monde réel. À Disney on voit tellement de chose que notre cerveau sature et que le soir on a plus qu’une impression flou de ce qu’a été notre journée. On a l’impression de vivre à 150% et quand on revient à la maison nos vies nous semblent bien ordinaires. La magie de Disney, c’est bien, mais beauté et les imperfections du réel c’est bien mieux que les décors si beaux soient-ils.

.jpm

10:11 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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