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03/06/2010

La nouvelle flamme de Maxime Bernier

Je ne sais pas si vous avez suivi Maxime Bernier ces derniers temps, mais on dirait, en tous cas qu’il s’est mis à fréquenter Nathalie Elgrably régulièrement.

Bernier Elgrably même combat.

Tiens, prenez la dernière sortie du politicien Bernier. Il veut complètement abolir l’impôt des entreprises. Son calcul? Les entreprises qui économiseront ainsi des millions de dollars pourront augmenter le salaire de leurs employés qui eux par le truchement de leur impôts viendront remplir les coffres de l’État.

Personnellement, je ne crois pas une minute que les entreprises vont transférer tout cet argent dans nos poches. Les entreprises n’ont cessé ces dernières années de recevoir des congé de taxes à commencer par l’élimination quasi totale de la taxe sur le capital. Est-ce qu’elles ont pour autant augmenté les salaire? Non, elles ont coupé partout où elles pouvaient. Et d’ailleurs, les baisses vont continuer. Le gouvernement Harper a en effet décider de baisser progressivement les impôts des entreprises de 22% à 15% entre 2007 et 2012. Votre salaire augmentera-t-il de 7% de plus que l’augmentation « normale » (lire qui aurait eu lieu sans ces baisses d’impôts)? J’en doute fort.

M. Bernier comme Mme. Elgrably font de la petite économie et se drapant dans un résonnement économique valide essaient de nous vendre des concepts qui ne tiennent tout simplement pas la route. Le problème c’est qu’ils ne présente toujours qu’un côté de la médaille.

Le dernier texte de Mme. Elgrably* est tout aussi révélateur. Dans sa dernière tirade contre l’État et les gouvernements elle soutien que le déversement en eaux profondes est du aux groupes environnementaux et au fait que l’État a écouté ces derniers et émis des moratoires sur l’exploitation pétrolière près des côtes.

Si cette partie de l’équation est vrai, elle est loin de brosser tout le tableau du monde pétrolier. Mme. Elgrably a sciemment omis plusieurs fait dont le plus évidant : Celui de la limitation de la production par l’OPEP – qui n’est rien d’autre qu’un cartel. Chantre du libre marché et de l’intervention minimal des États, Mme. Elgrably s’est bien garder de rappeler que cette importante défaillance du marché a poussé bien des entreprises pétrolières à se lancer dans des exploitations plus risquées afin de comblé le manque laissé par l’OPEP et je ne parle même pas de l’influence de tous ces joueurs sur le prix et de l’influence réciproque que les prix ont sur l’exploration et l’exploitation de site non conventionnels. Bref, l’action des groupes environnementaux n’est qu’une goûte dans baril du monde très complexe de la production pétrolière.

Ainsi donc, encore une fois, je ne peux que souligner les raccourcis intellectuels de ses faiseurs d’opinion et espérer que les gens auront le bon sens de ne pas se laisser berner pas eux.

.jpm

* Prenez le temps de noter l'hébergeur du texte de Mme. Elgrably

19:27 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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