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23/06/2010

De l’interbloc au frigo ou comment ce monde orienté sur les profits ne nous rend pas service

Ce printemps, j’ai fait faire un petit bout de trottoir en interbloc chez moi. J’aurais pu le faire moi-même, mais j’ai décidé de m’acheter du temps et d’engager un professionnel. Je ne sais pas quel profit il se prend, mais entre les matériaux, la machinerie et les employés, ce ne doit pas être très élevé… Ils ont donc fait vite et tout croche. J’ai dû les faire revenir à deux reprises pour corriger le travail et le résultat final est encore loin d’être parfait.

Remarquez, peut-être que je me trompe, peut-être qu’en plus de faire ça tout croche le gars s’est mit un bon surplus dans les poches. Et donc la question qui suit est : Combien de plus aurais-je dû payer pour avoir un travail bien fait? Impossible de la savoir.

Le problème dans tout ça c’est évidemment l’argent. Celui que je suis prêt à mettre pour ce petit bout de pavé, celui que l’entrepreneur est prêt à donner à ses employés, celui qu’il veut se mettre dans les poches. Et, que le profit soit grand ou petit, plus il fait de chantiers, plus il est riche à la fin de l’été alors tout doit être fait dans un temps record, pas le temps de corriger, pas le temps de s’aligner pour faire une job parfaite – on est tous à la course.

C’est la même chose pour les objets que nous achetons à tous les jours et ceux comme les frigo que nous achetons à quelques reprises dans notre vie…

Je ne sais pas combien coûtait un frigo il y a vingt ans, mais j’ai l’impression que le coût est encore aujourd’hui à peu près le même. Par contre, côté qualité, ce n’est absolument pas comparable. Les frigos d’aujourd’hui ne sont pas faits pour durer 20 ans. C’est tout juste s’ils font une dizaine d’années sans avoir de problèmes. Tout est devenu jetable, donc rien n’est fait pour durer. Même les maisons donnent plus dans le tape à l’œil que dans la qualité. De toutes façons ce n’est pas grave on va changer dans 10 ans!

Bref, cette course au profit, aujourd’hui tangible dans toutes les sphères des échanges commerciaux, ne nous rend absolument pas service. Les produits sont de moindre qualité, les services également – on l’a vu entre autres, avec l’incapacité que l’on a de parler à quelqu’un quand vient le temps d’appeler le service à la clientèle – et au bout du compte on en a moins pour notre argent.

Bien sûr, nous participons à tout cela, nous continuons à consommer de façon effréné et sautons plus souvent qu’autrement sur les produits en rabais.

Sommes-nous pris dans un inextricable cul-de-sac? Je ne crois pas. Il y a plusieurs solutions pour s’en sortir, mais sommes-nous prêts à les mettre en place? Consommer moins et mieux qui est à la base de toutes les solutions ne semble pas être une option acceptable pour l’instant.

.jpm

10:19 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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