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23/07/2010

Lettre à Maxime Bernier

Bonjour M. Bernier,

Comme beaucoup d’autres, je n’ai pas eu l’occasion d’aller à l’une de vos conférences, mais comme les autres je les suis de loin dans les journaux. Il paraît que les salles où vous faites vos discours sont bondées, grand bien vous fasse.

Cela dit, j’aurais quand même bien aimé pouvoir y assister. J’aurais eu quelques questions à vous poser, mais je m’en tiendrai ici qu’à une seule.

J’ai bien compris votre explication selon laquelle l’inflation est une taxe déguisé et pourquoi le gouvernement canadien devrait maintenir l’inflation à 0%. Par contre je me demande pourquoi on s’arrêterait en si bon chemin? Pourquoi ne pas inverser la tendance et viser –2% d’inflation? Ce serait comme une baisse d’impôt déguisé!

Ah, mais on ne peut pas descendre en bas de zéro. Il paraît que si l’on se retrouve en déflation, les entreprises qui voient les prix baisser cesse de produire et d’importer, c’est logique. On dit même que dans une situation où l’économie n’est pas en croissance, les entreprises tendent à cesser d’investire, gèlent les salaires et font des mises à pied.

Ainsi, on ne peut pas penser à maintenir l’inflation à –2%, ce serait suicidaire… Mais 0% ça passe non? Quoi que c’est très près du négatif 0%! Et, les méthodes de mesures de la croissance ne sont pas si précises que ça. Entre zéro et 0.3 ou 0.5, il n’y a pas grand chose. Dans ce cas certains prix pourraient avoir baissés et d’autres augmenter, on joue avec le feu il me semble.

Alors peut-être que 1% ça fait plus de sens. 1% c’est de la croissance et c’est une toute petite inflation. Les entreprises ne font pas de mise à pied, mais elles n’investissent peut-être pas beaucoup, le signal n’est pas très clair…

Finalement 2% c’est peut-être le meilleur compromis. Les entrepreneurs sont confiants, ils engagent, ils investissent et ce qui coût 100$ cette année va en coûter 102$ l’an prochain. Mais c’est pas grave, les employés vont avoir des augmentations.

D’ailleurs Statistique Canada l’a confirmé récemment, les augmentations salariales suivent scrupuleusement l’inflation annuelle. Ainsi en vingt an, le pouvoir d’achat des gens n’à pratiquement pas bougé, 20$ pas tout au plus. Vivement l’impôt zéro pour les entreprises qu’elle nous transfert toute cette argent économisé, hein M. Bernier.

.jpm

11:02 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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