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26/07/2010

Débat droite gauche

Pour bien des gens dont je suis, la polarisation droite gauche des débats politiques est dépassée. Tout le monde gouverne à peu près au centre et plusieurs mesures économiques ou autres, tel que l’assainissement de l’État ne sont plus à gauche qu’à droite. Tout le monde est pour la création d’emplois, tout me monde est pour un État plus efficace, tout le monde est pour la mise en place d’un certain filet sociale.

Bien sûr l’intensité et l’approche des mesures mises de l’avant peuvent être teintées d’idéologies de gauche ou de droite, mais ça fait partie du débat. Le problème pour moi c’est qu’on saute souvent aux conclusions et que l’on accole vite des étiquettes à tout un chacun.

Je vais donc mettre les choses au claire une bonne fois pour toutes, qu’on se le tienne pour dit! Mais non, je blague. En fait c’est que j’ai fait un petit détour par la base récemment et ça m’a fait du bien. Ça met les idées en perspective…

Alors voilà, mis simplement, la droite c’est ceux qui sont pour le libre commerce. Ils ne sont pas contre l’État, ils en ont besoin pour faire respecter les droits de propriété et appliquer la loi. Cela dit, pour eux, le rôle de l’État s’arrête là. Pour les gens de gauche l’État doit non seulement légiférer et faire respecter les droits, mais il doit également servir de guide à l’économie et de rempart pour les citoyens.

Donc la grande opposition idéologique est là : Intervenir ou pas.

Je penche à gauche, vous le savez, je l’ai toujours dit. Je penche à gauche pour deux raisons bien simples. Un, le marché a besoin d’être régulé et deux, les citoyens ont besoin d’être aidés. Le marché ne peu être laissé à lui-même, nous l’avons bien vu avec la dernière crise, tout comme le citoyen qui vient de perdre son emploi ou ses jambes ne peut être laissé à lui-même.

Évidemment toute la difficulté vient du niveau d’intervention que l’on croit nécessaire. À droite on a l’impression que le moins sera le mieux que les gens et le marché peuvent s’autoréguler – ça n’a aucun sens. D’un autre côté, on reproche souvent à la gauche de déresponsabiliser les gens ou de subventionner les entreprises pour rien. C’est vrai dans une certaine mesure. Une gauche efficace, intelligente, capable de reconnaître que l’idéologie de droite à quand même ses avantages serait en théorie capable de naviguer entre les deux eaux… Et, c’est d’ailleurs ce que la plus part des gouvernement occidentaux font.

Alors pourquoi tout ces débats? Pourquoi tout ce collage d’étiquette? Deux réponses.

Un, parce que c’est bien plus simple d’accoler des étiquettes à gauche comme à droite. Ça polarise le débat. Ça permet aux gens de s’identifier facilement à un camp ou à l’autre. Bref ça tire le débat vers le bas et ça rend les choses plus simples pour les politiciens et les groupes de pressions.

Deux, parce que l’équilibre entre la gauche et la droite reste à définir. Non pas qu’il n’y ait un équilibre définitif à atteindre quoi qu’il doive bien y avoir un optimal objectif que personne ne saura jamais définir. Mais bon, le problème de l’équilibre c’est surtout que le débat prend toujours forme autour de petites pièces et jamais autour du fond. Les confrontations gauche/droite se font, par exemple, sur l’implication de l’État la sauvegarde d’entreprises mais jamais sur le rôle réel de l’État et donc les débat sont toujours entaché de questions particulière alors qu’il faudrait y réfléchir au niveau théorique en premier lieu et voir comment ça s’applique ensuite.

En fait c’est comme si on arrivait à un coin de rue et que l’on se questionnait collectivement (sous forme de débats souvent houleux ce qui n’aide pas à la discussion éclairé) sur la direction à prendre alors que l’on sait même pas où l’on va…

Bref le débat est nécessaire, mais malheureusement le débat est souvent hargneux et orienté sur une question spécifique plutôt que sur le débat de fond.

.jpm

13:27 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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