Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/08/2010

Chômage structurel

Je suis allé un peu vite hier en parlant du chômage structurel aux États-unis et en disant que certains économiste n’y croyait pas vraiment. J’y reviens donc aujourd’hui pour préciser certains points.

Comme son nom l’indique le chômage structurel évoqué par le journal Le Monde, est lié à la structure de l’économie. On parle généralement de chômage structurel lors de transition dans le type d’économie d’un pays. Le passage d’une économie basé sur l’agriculture à une économie basé sur la production manufacturière en est une. Celle évoqué aux États-unis est le passage d’une économie manufacturière à une économie de service.

Pour les journalistes du quotidien français, les américains commence suite à la crise à ressentir la vraie transition de leur économie – une transition qui par ailleurs s’est déroulé sur une quinzaine d’années.

Pour bien d’autres observateurs le taux de chômage élevé et persistant que connaissent les américains est plutôt dû à la récente crise économique et au fait que l’économie peine à redémarrer.

Là ou ça devient intéressant c’est que le chômage structurel sous-entend un autre concept (qui sous-tend également une reprise lente ou inexistante) : L’équilibre sous optimal. C’est sur ce dernier concept que les idées des économistes divergent. Certains, les plus libéral, pensent que ce type d’équilibre ne peut exister.

L’équilibre sous optimal est un équilibre économique ou l’économie tourne normalement, mais avec une part importante de chômeur pour qui il n’y a que très peu de nouveau emplois. Prenons l’exemple de Dubaï. Depuis quelques année l’économie tourne à plein régime on importe des milliers de travailleurs pour construire d’immenses complexes d’affaire. Mais quand la construction sera finie, l’économie de Dubaï se retrouvera avec des milliers de travailleurs en trop, des travailleurs qu’elle ne pourra absorber dans son économie régulière.

D’autres causes peuvent également être à l’origine d’un équilibre sous optimal. Les changements technologique, une période de déflation, une crise économique profonde qui sape les bases de l’économie ou une combinaison des trois – ce qui s’approche de la réalité américaine.

Alors où en sont les américains? Difficile de dire, mais vous avez une bonne idée de la complexité de l’analyse macro-économique.

.jpm

Les commentaires sont fermés.