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20/09/2010

Croissance et confiance

Bonjour Mme. Elgrably, j’ai lu vos deux plus récents textes sur la crise économique. J’ai bien compris dans Relancer la relance que les plans de sauvetages de plusieurs milliers de milliards n’avaient servi à rien et bien saisi dans La clé de la prospérité que rien ne valait mieux qu’un taux d’imposition faible et un État léger pour relancer l’économie.

Par contre il y a une part de cet argumentaire que je n’ai pas suivi. Les États-Unis ne sont-ils pas le modèle même de ce que vous avancez. Les impôts y sont, pour la classe moyenne, quelques 10 à 15% plus bas qu’au Québec et on ne peut pas dire que le gouvernement est de façon générale interventionniste. Certains États n’ont même pas d’impôt, le Nevada est un de ceux-là. D’autre ont des taux fixe très bas, le Michigan à 4,35% est parmi les plus bas, or vous cites ces deux États comme ayant des taux de chômage record (14,3 et 13,1% respectivement).

Il en va d’ailleurs de même pour l’Irlande LE modèle de l’impôt et de l’État minimal. Il a connu une forte croissance durant les années 1990 suite à ce passage au modèle libéral, mais aujourd’hui avec un taux de chômage de 12,6%, il peine à se sortir de la plus que bien d’autres États Européen.

Ces États ne devraient-ils pas à cause de leurs conditions très favorables à l’entreprise être les premiers à sortir de la crise? Ne devraient-ils pas être dans le peloton de tête?

Je risque une réponse : La confiance. J’ai l’impression que les conditions sont là, mais que peut-être la confiance n’y ait pas. C’est un bon incitatif les taux d’impôts bas, mais quand on ne sait s’il va y avoir des clients au bout du compte c’est moins évidant de se lancer en affaire. Or d’où vient cette confiance? De la stabilité et la stabilité ne peut être garantie par les marchés. Le rempart contre l’instabilité c’est le gouvernement, l’État. Savoir que ce dernier est là et qu’il est en mesure de garantir une certaine stabilité aide à restaurer la confiance.

Je suis d’accord avec vous, on ne peut pas sauver des entreprises à tords et à travers, ça envois un très mauvais message au marché et aux entrepreneurs, mais il faut quand même maintenir une certaine stabilité.

Je sais que vous pourriez probablement me donner une série de contre exemples, à commencer par celui du Texas qui est présentement l’État qui se sort le mieux de la crise, mais le problème n’est pas là, le problème c’est que votre analyse unidimensionnelle voire simpliste de la situation donne toujours le beau rôle au privé et obscurcit l’importance du public alors que c’est lorsque les deux sont bien balancé et travail ensemble que l’optimal se réalise.

Salutations,

Jean-Philippe Martin

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