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22/09/2010

La fin de la récréation

Ces dernières semaines nous avons eu droit à plusieurs appels au réveil, au retour à la réalité. Ce fût le Conseil du Patronat du Québec, puis le Réseau Liberté Québec et ensuite un groupe de gens d’affaire du Québec… Tous veulent nous réveiller, nous sortir de notre engourdissement collectif et remettre les Québec sur les rails.

Si le message est clair pour la gauche, comme pour la droite, pour les fédéralistes comme pour les souverainistes, les propositions concrètes se font, quant à elles, encore attendre.

Tout le monde s’entend : Il y a des changements à apporter et il faut en discuter. Mais mis à part les appels répété au changement et les multiples mises en garde contre tel ou tel dérapage idéologique, économique ou sociologique, personne ne semble vouloir se mettre la tête sur le billot et proposer quelque chose. Car, soyons honnêtes, les appels à l’amincissement de l’État, à la hausse de tarifs ou encore à l’augmentation des redevances minières restent généralement plutôt flou.

Amincir l’État, bien sûr, tout le monde s’entend là-dessus, la gauche comme la droite, mais comment, jusqu’où et dans quel optique? Il y a X centaines de fonctionnaires à l’environnement, c’est trop! D’accord, mais on garde quoi à l’interne, on confie quoi au privé et on encadre comment ce qui sera confié au privé? Et question cruciale : Est-ce que ça va vraiment nous couter moins cher au bout du compte?



Évidemment, vous me direz, tout ça est très complexe et les discussions ne peuvent se faire dans les médias… Et toi, et toi, le chialeux de salon, tu n’es pas mieux! C’est bien vrai, mais je ne m’appelle pas le Conseil du Patronat moi!

Et puis, ce n’est pas si compliqué que au fond. Je vous donne un exemple. Il est tiré de la table ronde sur les gaz de schistes qui était présenté par le canal CPAC l’autre soir, c’est une proposition de M. Normand Mousseau, un physicien de l’Université de Montréal spécialisé dans les matériaux complexes. Son idée est simple, proposons un partenariat aux États de le Nouvelle-Angleterre afin qu’ils puissent se débarrasser de leur vieilles centrales au charbon et qu’ils se dotent de nouvelles sources d’énergies vertes éolienne et solaire en toute quiétude en leur garantissant de compenser les diminutions de tension qu’ils pourraient subir lors de creux de vents ou de période nuageuses soutenues.

Je sais, c’est un exemple simple, mais à mon sens il représente bien ce que nous devons visé dans les solutions proposées. Des éléments créateurs de richesse, de stabilité qui imprègnent en même temps une direction à l’État et à la société – dans ce cas ci un projet qui s’inscrit clairement dans un mouvement régionale visant à réduire la pollution et à répartir le coût de cette réduction tout en créant de nouvelles opportunités d’affaire.



Bien sur ce n’est pas une solution aux problèmes du système de santé ou du système scolaire, mais c’est dans cet esprit d’une pierre deux coups (comme celui d’investire dans le déplacement à vélo – qui est moins polluant et garde en forme) que nous allons trouver les meilleures solutions – mais ça prends du concret!

.jpm

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