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24/09/2010

Deux leçons...

Ça y est je suis fâché! J'ai encore reçu ce matin un de ces petits textes qui circule sur le net pour expliquer pourquoi le socialisme est mauvais et pourquoi on devrait cesser d'être à gauche, mettre la clé dans la porte et tout vendre au privé. Je suis exédé par ces petits textes simplistes et bourré de demi-vérité, comme si le socialisme stalinien avait quelque chose à voir avec les systèmes socio-démocrates d'aujourd'hui, comme si être à gauche voulait nécessairement dire que l'on est socialiste voire communiste!

Ne voyons-nous pas ce qui se passe? Cette constante campagne de discrédit de la gauche! Une campagne de lâche sans discussion où les arguments se résument toujours à présenter quelques modèles simplistes qui n'ont à peu près aucune prise dans la réalité? Je fâcher donc et j'ai réagi en écrivant, moi aussi une petite fable simple pour ceux qui voudraient répondre aux autres droiteux qui ne comprennent pas qu'ils basent leur réflexion sur une version hyper-simplifier de la réalité...

Voici le texte que j'ai reçu :

Leçon de socialisme...

Un professeur d'économie dans un cegep annonce fièrement qu'il n'a jamais vu un seul de ses élèves échouer, à l'exception d'une année, lors de laquelle la classe entière a connu l'échec.

Cette classe était entièrement convaincue que le socialisme est une idéologie qui fonctionne et que personne n'y est ni pauvre ni riche, un système égalitaire parfait. Le professeur a alors dit : « Très bien. Nous allons mener une expérience du socialisme dans cette classe. À chaque contrôle, on fera la moyenne de toutes les notes et chacun recevra cette note. Ainsi personne ne ratera son contrôle et personne ne caracolera avec de très bonnes notes ».

Après le 1er contrôle, on fit la moyenne de la classe et tout le monde obtint un 13/20. Les élèves qui avaient travaillé dur n'étaient pas très heureux au contraire de ceux qui n'avaient rien fait et qui eux étaient ravis. À l'approche du 2ème contrôle, les élèves qui avaient peu travaillé en firent encore moins tandis que ceux qui s'étaient donné de la peine pour le 1er test décidèrent de lever le pied et de moins réviser. La moyenne de ce contrôle fut de 9/20! Personne n'était satisfait. Quand arriva le 3ème contrôle, la moyenne tomba à 5/20.

Les notes ne remontèrent jamais alors que fusaient remarques acerbes, accusations et blasphèmes, dans une atmosphère épouvantable, où plus personne ne voulait faire quoi que ce soit si cela devait être au bénéfice de quelqu'un d'autre.

À leur grande surprise, tous ratèrent leur examen final. Le professeur leur expliqua alors que le socialisme finit toujours mal car quand la récompense est importante, l'effort pour l'obtenir est tout aussi important tandis que si on confisque les récompenses, plus personne ne cherche ni n'essaie de réussir.

Voici un petit extrait du discours qui résume parfaitement les choses :

« Vous ne pouvez pas apporter la prospérité au pauvre en la retirant au riche. Tout ce qu'un individu reçoit sans rien faire pour l'obtenir, un autre individu a dû travailler pour le produire sans en tirer profit. Tout pouvoir ne peut distribuer aux uns que ce qu'il a préalablement confisqué à d'autres. Quand la moitié d'un peuple croit qu'il ne sert à rien de faire des efforts car l'autre moitié les fera pour elle, et quand cette dernière moitié se dit qu'il ne sert à rien d'en faire car ils bénéficieront à d'autres, cela mes amis, s'appelle le déclin et la fin d'une nation. On n'accroît pas les biens en les divisant. » - Dr. Adrian Rogers
 
En passant, au Québec, 40% de la population ne paie  pas d'impôt....


Voici le texte que j'ai pondu :

Leçon de capitalisme

Un prof de sociologie qui s’est retrouvé face à une classe d’étudiant entièrement convaincu que le capitalisme n’avait que des avantages et qu’il enrichissait tout le monde décida de faire une petite expérience avec ses étudiants.

Il décida de commencer la session en donnant au hasard une certaine quantité de points à chaque élève. Certains en avaient plus d’autres moins. Étant prof de sociologie il décida cependant de ne pas visiter les extrêmes, ainsi personne dans la classe n’avait au départ plus de 5 fois les points d’un autre.

L’idée était que les étudiants allaient pouvoir, tout au long de la session, échanger des points entre eux contre des bonnes réponses aux examens – les examens seraient tous composé de questions courtes à développement demandant une préparation préalable et les étudiants auraient accès à une banque de questions à partir de laquelle l’examen serait composé.

Pour le premier examen, tous les étudiants travaillèrent les questions. La répartition des points reflétait la courbe normale. Fort de leurs points de départs et de leurs résultats individuels, certains étudiants ayant accumulé plus de points commencèrent à acheter des réponses aux autres distribuant ainsi leur travail. Les étudiants ayant moins de points que la moyenne répondirent à l’appel sachant qu’ils pourraient ainsi augmenter leur pointage, mais ce faisant, de par la distribution du travail exigé, ils ne pouvaient pas travailler toutes les questions.

Le système favorisa bien vite ceux qui avaient eu plus de points au départ et ceux qui avaient plus de facilité dans cette matière. Fait intéressant, au fur et à mesure que le pointage se polarisait le nombre de points exigés pour travailler une question baissait. Cela ne surprit pas le professeur puisque les élèves détenant beaucoup de points étaient peu nombreux et que ceux qui en avaient moins se retrouvaient en compétition les uns avec les autres pour aller chercher les quelques points disponibles.

À la fin de la session, les résultats étaient représentatifs du mouvement des points durant la session. Quelques élèves avaient réussi à en amasser beaucoup et avaient cessé d’étudier, il ne faisait que gérer leurs points, d’autres se retrouvaient dans la moyenne et devaient travailler à chaque examen pour obtenir des points et réussir à en acheter quelques-uns et enfin une autre minorité (mais celle-ci plus grande que la première) se retrouvait avec très peu de points même si elle avait travaillé fort toute la session. N’avaient-ils pas été payés pour leurs efforts? Absolument, mais le hasard aura voulu qu’ils n’aient pas préparés les bonnes questions et que le manque de ressources chroniques ne leur aura pas permis de remonter la pente.



Je n’ai pas de belle citation sur le capitalisme sinon cette simple constatation : L’économie est un jeu à somme nulle. Tout ce qui est gagné quelque part l’est fait au détriment de quelqu’un. Si quelqu’un fait un profit c’est qu’il n’a pas rétribué suffisamment quelqu’un d’autre ou qu’il demande trop pour ce qu’il vend à quelqu’un d’autre.



Et oui, c’est vrai, il y a 40% de personnes qui ne paye pas d’impôts au Québec : Ce sont en très grande partie les étudiants et les retraités. D’ailleurs ce taux est à peu près le même partout au Canada et, si ma mémoire est bonne il est même plus élevé en Ontario.

.jpm

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