Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/09/2010

La grande aventure

J’aime bien les récits de grandes aventures que publient régulièrement les magazines. Le dernier que j’ai lu c’était dans le Châtelaine de ma blonde… Un couple mi-vingtaine racontait son périple à travers les Amériques. Ils sont partie en Alaska et descende vers la terre de feu en Argentine!

La chose étrange dans tout ça c’est comment on souligne à grands traits que ces voyages nécessitent courage, dépassement, planification et bien sûr les immenses récompenses humaines que l’on en retire. L’article proposé par Châtelaine était un modèle du type. Difficulté du quotidien, route sous la pluie, petits bobos puis, bien sûr, paysages magnifiques et rencontres surprenantes…

Qu’y a-t-il d’étrange? C’est simple, c’est l’apparente opposition de ce type d’aventure avec celui de la vie normale, celle du petit couple de banlieue avec deux enfants et deux boulots, comme si la vie de ceux qui ne choisissent pas de traverser les Amériques en vélo était simple, dénué de récompenses et de paysage magnifique.

Je ne vous parlerai pas de l’esthétisme des rues de banlieues au printemps quand la brume se lève sur une rue déserte parcourue d’une multitude de grands bacs bleus parfaitement alignés ou de celle des rues couvertes de feuilles multicolores à l’automne et bourré d’enfants tout aussi multicolores s’y amusant à grands cris.

Je vous parlerai simplement, sachant très bien que je n’ai pas besoin de m’étendre, du rituel des lunchs pour l’école, de celui du brossage de dents, de ce combat soutenu qu’il faut faire pour élever des enfants… Je vous parle des horaires complexes à gérer, de cette vie de famille où l’on fini malheureusement si on ne fait pas attention par ne plus se voir vraiment, je vous parle du quotidien qui peut tuer la vie de couple, de tous ces petits tracas qui finissent par nous ronger…

Et à travers ce parcours accidenté de la vie de famille en banlieue, quand votre beau-frère arrive à l’improviste, vous mettez la table, vous partagez un repas et vous vivez un moment hors du commun.



Je veux bien croire que traverser les Amérique en vélo est toute une aventure, mais de grâce cesser de tenter de nous faire croire que la vie ordinaire n’en n’est pas une.

.jpm

11:03 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.