Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/10/2010

Pelteux de nuages

Je suis en train de lire l’essai de Joseph Facal, Quelque chose comme un grand peuple. De ce livre d’un souverainiste de droite, il ressort, oui l’urgence de la souveraineté plus importante que jamais à ses yeux, mais surtout une réflexion profonde sur ce qui nous anime et sur les fondements de notre société. Le positionnement à la droite de l’échiquier politique de l’auteur se fait sentir, mais je dirais que c’est une droite très centriste et très lucide (sans vouloir faire un facile jeu de mot) en ce sens qu’il est tout à fait conscient de la nécessité du rôle important du gouvernement.

Même si je n’ai pas fini de le lire, je sais d’ores et déjà que je vais revenir souvent sur ce livre. Ceux qui à sa sorti ont dit de cet essai qu’il était majeur et que tout intellectuel allait devoir se positionner par rapport à lui avaient tout à fait raison.

Cela dit, là n’est pas l’essence de mon propos. Je reviendrai sur cet essai quand je l’aurai terminé. Pour l’heure ce qui m’intéresse c’est plutôt ce court passage où M. Facal invoque les pelteux de nuages que sont, pour certains, les intellectuels.

Je suis un intellectuel, je ne m’en cache pas. J’aime réfléchir au grandes questions de société, me questionner sur les fondements du système d’éducation (qui sont largement débattus dans cet essai) autant que sur la place de l’État dans l’économie de marché.

Malheureusement, pour un frange importante de la population du Québec, les intellectuels sont des pelteux de nuages. Même au sein de l’entreprise de haute technologie bourrée d’ingénieurs et de scientifiques de tout acabit, je reste un extra-terrestre parce que j’ai lu le dernier essai de M. Parizeau, que je lis celui de M. Facal et que je vais ensuite lire celui de M. Lisée (Pour une gauche efficace).

Plus triste encore, je dirais même dangereux, il y a depuis quelques temps à travers une certaine montée de la droite populiste une volonté d’affirmé, voire de proclamer la légitimité de l’avis généralement bâclé et de surface du bon peuple. (Ouf, je suis méchant aujourd’hui)

Qu’on me comprenne bien, ce n’est pas de la condescendance, ce n’est pas non plus un condamnation en bloc de tous les avis qui ne sont pas issu de grands universitaires (dont certains sont aussi obtus et déconnecté de la réalité que le premier auditeur de CHOI qui tonne contre le gouvernement à la moindre occasion et qui le traite de voleur parce qu’il entretien une certaine inflation – tel que notre Maxime Bernier national – sans jamais avoir pris le temps de comprendre les rouages de base de l’économie), ce que tente ici de dire c’est qu’il est fort dangereux d’élevé au niveau de critique raisonnable à laquelle on doit (malheureusement) prendre (pour ne pas dire perdre) le temps de répondre les démagogie populaire qui circulent dans la société – cette idée entre autres, pour en prendre une des plus loufoques que le gauche politique rime nécessairement avec socialisme et communisme. Quelle perte de temps!

Ce que je déplore en fait, mis à part les dérapages tant populaires qu’élitiste, qui ne sont pour la plupart le fait d’une mince minorité, c’est cette aversion d’une grande part de la population envers les gens qui prennent le temps de réfléchir.

Je comprends très bien que ce type de réflexion sur le positionnement idéologique du Québec en matière de transmission de l’Histoire de notre nation à nos élèves n’intéresse pas tout le monde. Je comprends aussi pourquoi pour certains ce travail peut sembler inutile et improductif puisqu’il s’inscrit généralement dans un lent mouvement de discussion, d’argument et de contre-argument qui peut être long et sans effet palpable ou immédiat.

Mais il faudrait que ceux qui considèrent les intellectuels comme des pelteux de nuages aient également la décence d’être tout aussi compréhensif et qu’ils laissent les intellectuels se prononcer, qu’ils les écoutent et qu’ils les entendent.

Vous savez quand on dit que Rome ne s’est pas construite en un jour, on parle autant du génie civil que du droit civil romain lequel est encore aujourd’hui à la base de nos systèmes de lois.

.jpm

Demain, la prochaine bourde internationale et inexcusable de cet âne qui nous sert de premier ministre canadien…

11:52 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.