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26/10/2010

Libération de la femme et tâches ménagères

Le dernier numéro du magazine Châtelaine traine chez-nous depuis quelques jours. Sur la couverture de ce numéro spécial on peut lire le grand titre : 50ans on en a fait du chemin, qui fait bien sûr référence au 50ième anniversaire du magazine mais également à la libération de la femme.

À l’intérieur on retrouve une foule d’article et de portrait traitant de femmes qui ont fait bouger les choses hier et aujourd’hui. Une tonne de belles réflexions (et je ne dis pas ça sur un ton sarcastique) sur la place des femmes dans le monde.

Je suis bien content qu’elles se célèbrent, qu’elles soulignent leurs bons coups, leur apport à la société qui est indéniable et important, essentiel. Cela dit, à chaque fois que je vois ce genre de reportage j’ai toujours l’impression que la libération des femmes ne fut qu’une affaire de femmes comme si les hommes n’avaient rien à y voir!

Certes, la libéralisation s’est faite « contre » l’homme. Le femme a pris sa place, s’est repositionné par rapport à l’homme dans la société. Mais malgré la réticence voire la résistance de certains, il faudrait être aveugle – ou une féministe enragé noir – pour croire que la gente masculine n’a pas participé à cette libération.

Bien des hommes ont accueillis les femmes les bras ouverts, plusieurs ont manifesté pour elles, leur ont libéré de l’espace, leur ont donné des outils pour se battre. La pression sociale qui a permis cette libération fut celle des femmes de l’époque autant que celle des hommes. Le monde était prêt, la prise de conscience s’est faite par tout et par tous.



Tant qu’à être sur le sujet, je vais vous confier un autre truc qui m’agace.

Il arrive encore régulièrement que l’on parle de la place des femmes dans la société et dans ces cas on souligne généralement qu’il reste encore du chemin à faire et, depuis que les femmes sont ministre des finances, directrice générale chez Desjardins, plus présentes que les garçons dans les universités, patronne d’entreprise et j’en passe, l’exemple phare est celui du partage des tâches ménagères.

Je l’ai déjà dit et je le redis, oui les femmes font plus le ménage, mais les études sur ce point sont mal faites. À moins que l’on prouve le contraire, je crois et continue de croire, que les tâches typiquement masculine mais non moins ménagère que sont ramasser les feuilles, faire la pelouse, faire poser les pneus, réparer les portes de garage, le robinet qui fuit, etc., ne sont jamais pris en compte dans ce type d’étude.

Le débalancement de quelques heures qui subsiste encore est probablement comblé par ces tâches que l’on oublie généralement dans les sondages.

Cela dit, et pour nuancer un peu, j’ai ouïes dire qu’il y a encore des gars qui ne foutent rien à la maison, mais personnellement je n’en connais aucun ce qui ne prouve rien, mais qui me laisse à le moins croire qu’ils ne sont pas légion.

.jpm

Et tiens, p.s., pour les gars qui me lise et dont les blondes pense qu’ils s’amusent quand ils vont chez Rona chercher un fitting pour la plomberie le dimanche après-midi, j’ai un truc pour vous : La prochaine fois que vous aurez une pièce plus ou moins hors norme à changer, proposez lui de vous taper le lavage le temps qu’elle va chercher la pièce chez Rona, vous allez voir qu’elle va voire les rénos d’un autre œil…

11:47 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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