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27/10/2010

Sinusite, pharmacie et capitalisme

J’ai une sinusite et, comme ça peut duré plus de quatre semaines si ce n’est pas traité, je suis passé à la clinique sans rendez-vous pour me faire prescrire des médicaments.

Le médecin a pris cinq minute pour m’examiner et a confirmé mon diagnostique. Il m’a prescrit du Sandoz Cefprozil. Je suis passé à la pharmacie et payé 11.91$ pour mon médicament. Mon assureur lui a payé 47.66$ Grand total 59.57$ pour 20 comprimé de 500mg.

Je n’ai pas été surpris du prix, les médicaments c’est cher, mais je me suis demandé combien de canadiens avaient la sinusite à chaque année. J’ai trouvé la réponse sur internet : À peu près 2 millions. Ce qui fait 119 millions de dollars en médicament pour la sinusite…

Mais, vous savez, développer des médicaments ça coûte cher. C’était une centaine de millions en 1975, près de 800 millions en 2000 et aujourd’hui ça coûte plus de 1.3 milliards de dollars. Reste que les américains tout comme nous attrapent la sinusite et eux, ils sont 300 millions, on peut donc aisément croire que près de 20 millions d’américain vont attraper une sinusite cette année et donc qu’ils vont dépenser 1.19 milliards en Cefprozil juste en 2010, juste aux États-Unis, alors que le médicament existe probablement depuis 10 ans…

Ok, mais ces montent ne vont pas directement dans les caisses des grandes compagnies pharmaceutiques. C’est vrai, le pharmacien aussi fait d’énormes profits. Selon statistique Canada, les pharmacies faisait des bénéfices globaux de 30% avant impôts en 2003. Ça en laisse quand même pas mal aux pharmaceutiques…

Alors les médicaments c’est très, très payant? Oui! Si c’est le cas dirons les économistes, le marché va se charger de créer de la concurrence qui va à son tour tirer les prix à la baisse. Hé bien non parce que le coût d’entré dans ce marché est extrêmement prohibitif puisque les investissements initiaux sont extraordinairement élevé. Ainsi les pharmaceutiques ont le beau jeu et peuvent continuer de faire monter les prix de la pilule contraceptive année après années même si celle-ci a été développé depuis plus de 50ans!

Dans ce cas-ci peut-on dire que le marché ne fonctionne pas? Absolument. On peut même affirmé que la saine compétition qui est à la base du capitalisme nous coûte globalement très, très cher puisque nous payons collectivement le prix du développement d’une multitude de médicaments concurrent. Des médicaments qui coûtent très cher à développer – et dont nous payons le prix – mais qui en plus coûtent cher à mettre en marché puisqu’il faut convaincre individuellement les pharmaciens de les utiliser – ce que nous payons également.



Un peu d’histoire. Au Québec nous avions eu la bonne idée de se démarrer une compagnie de pharmaceutique. Une compagnie qui faisait des médicaments générique pour les québécois et qui développait de nouveau médicament pour nous et pour le monde. La compagnie était rentable et nous garantissait les plus bas prix pour nos médicaments. Or, il a fallut qu’un jour, les Libéraux sous prétexte que l’État n’avait pas d’affaire dans le pharmaceutique, décident, pour des raisons purement idéologique, de vendre l’entreprise… pour une bouché de pain à un homme d’affaire brillant (sic) qui s’est empressé de la revendre à fort prix à un grand compétiteur.

Triste histoire qui n’aura servit au bout du compte qu’à nous appauvrir et à renforcir un marché qui n’a pas raison d’être.

.jpm

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