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09/11/2010

Réforme et intégration

Dix ans de réforme déjà, dix ans d’intégration dans les classes normales… Dix ans, et toujours cette même grogne de la population, toujours cette incompréhension, toujours cette opposition entre les théoriciens de l’éducation et le gros bon sens.

Vont-ils finir par comprendre du haut de l’édifice G à Québec que leur foutu modèle n’a pas de sens? Vont-ils finir par comprendre qu’on ne peut pas mettre la réalité de côté indéfiniment? Ça me dépasse complètement. Bande de cons…

La semaine dernière dans Le Devoir, la FAE (Fédération autonome des enseignants) farouchement opposé à la réforme exprimait certaines craintes quant au nouveau bulletin chiffré. C’est qu’au-delà des chiffres, les objectifs n’ont pas été adaptés. J’y apprenais, entre autres, que les objectifs du cours de géographie au secondaire étaient désormais définis par cycle. Donc en secondaire 2 (à la fin du premier cycle) l’élève doit pouvoir par exemple nommer les provinces canadienne et se situer dans le monde, mais après la première année du secondaire s’il n’est pas foutu de replacer la Canada sur une carte – pas de problème!

Comment est-il possible d’être aussi cons!? Comment peut-on croire que définir des objectifs par cycle sans objectifs intermédiaire, sans parcours, sans jalons va donner les résultats escomptés? Quand vous démarrer un projet au bureau, un gros projet qui s’échelonne sur deux ans. Vous vous fixer un objectif final c’est certain, mais aussi des objectifs intermédiaires et des cibles temporelles pour les atteindre!

Je ne comprends pas pourquoi nous ne sommes pas sortis dans la rue quand ce projet pédagogique a été présenté! Bande de malade!

Et puis ce matin c’est Gaétan Cousineau de la Commission droits de la personne et des droits de la jeunesse qui s’y met en revenant avec l’intégration des élèves en difficulté dans les classes normales comme étant un droit fondamental! Non mais, j’aimerais bien voir ce plouc dans une réunion comptant un vingtaine réunis autour d’un sujet complexe pris avec un collègue turbulent, qui n’écoute qu’à moitié, qui se lève à tout bout de champs et qui, en plus de déranger tout le monde, ne suit pas la discussion!

Ah oui, mais de rétorquer, M. Cousineau sentant venir les critiques, ça prend des services pour ces jeunes-là. Un « prof » accompagnateur pour les accompagner! Un autre, tout aussi cons que ses collègues du ministère. Un accompagnateur par élève en intégration, trois, quatre profs par classe donc, ça promet. Et puis, tant qu’à avoir ce type de budget, est-ce que ce ne serait pas un peu plus raisonnable d’engager un prof pour trois, quatre élèves en difficultés pour les remettent à niveau rapidement et les intégrer ensuite plutôt que de ralentir tous les autres pour les intégrer avant!?

Oui, il faut donner dans chances égales M. Cousineau, mais il ne faut pas le faire au détriment des autres. Et, chances égales ne veut pas dire traitement égal pour tous. Ces élèves ont besoin de plus d’attention et c’est en leur donnant qu’on égalise leur chances pas en les poussant dans des classes régulières et sans ressources!

.jpm

11:53 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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