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15/11/2010

Les multiples couleurs de la gauche

Comme vous le savez je suis en train de lire le dernier livre de J.F. Lisée : Pour une gauche efficace. J’ai voulu savoir cette fin de semaine ce que les gens en avait pensé à sa sortie, j’ai donc fait une petite balade sur le net et je me suis rendu compte qu’il y avait tout un arc-en-ciel de gens de gauche – que la droite aime amalgamer, et que la gauche mélange aussi allègrement.

J’en trace ici un court portrait, histoire de d’expliquer où je loge et où je ne me retrouve pas.

Commençons par la gauche efficace de M. Lisée, une gauche très au centre qui prône un gouvernement de gauche très présent qui utilise les outils économiques à ses fins. L’exemple phare du bouquin est très certainement la hausse en une nuit du tarif d’électricité à 12 cents le kW/h soit le double du tarif actuel – une hausse qui sera par contre compensée par une baisse équivalente de l’impôt… (J’y reviendrai.)

Le groupe suivant est caractérisé, pour moi par les grandes centrales syndicales. C’est la gauche qui vit dans et du capitalisme, mais qui se méfie de ce qu’il est et représente. C’est le discours qui veut que tous les patrons soit des profiteurs et qui croit qu’il suffit de taxer les riches pour régler tous les problèmes.

Vient ensuite la gauche idéologique. C’est celle de Québec Solidaire. Ils connaissent les limites du capitalisme, sont pro-syndicats, mais restent conscient qu’il faut travailler à l’intérieur du modèle actuel jusqu’à ce qu’il soit possible d’en sortir. Idéalement ils souhaitent que l’État mette la table pour une société hautement égalitaire et que les entreprises soient contraintes de bien se comporter.

Suivra la gauche anticapitaliste. Celle-ci croit que le capitalisme tel qu’on le connait ne peut pas fonctionner. Les ressources de la planète étant limité, nous devons nous aussi limiter notre consommation desdites ressources. Cette gauche-là, prône souvent, mais pas exclusivement, un retour à un mode de vie plus simple, moins énergivore.

Puis le spectre sera complété par les gauches communistes et socialistes. Encore ici, il y a une foule de modèles possible, mais en gros, l’idée sera de faire une gestion centralisée de la production et de rien laisser au presque à l’entreprise privé. Je ne m’étends pas.

Je suis de deux de ces gauches, mais j’essaie généralement de ne pas mélanger les deux discours parce que pour moi ce sont deux sujets distincts.

Je suis donc de la première gauche, la gauche centriste qui croit aux bases des idées de gauche, celles de l’accès à l’éducation pour tous, celle de l’universalité des soins de santé, celle de la redistribution de la richesse. Cela dit, même ça peut sembler paradoxal, je suis d’avis qu’il n’est pas nécessaire de syndiquer tout le monde pour y arriver autant que je suis d’avis qu’il faut avoir les grandes entreprises à l’œil afin de ne pas se faire subtiliser des revenus qui nous sont dû.

Je suis également de cette autre gauche, celle qui croit que notre mode de vie n’est pas viable à long terme. Premièrement je suis convaincu qu’il n’est absolument pas nécessaire de travailler autant pour avoir un niveau de vie raisonnable et deuxièmement, je suis tout à fait conscient de la fragilité de notre environnement. Nous devons apporter des changements radicaux à notre façon de vivre, mais pour l’heure je crois que donner un visage humain au capitalisme est plus urgent parce c’est à mon sens la meilleure porte de sortie du système – ou dit autrement, le meilleur premier pas.

Face à ces gauches multiples et inter reliés, la droite apparait simple et unie. Comme l’a si bien dit Mme. Marcotte à Tout le monde en parle, le côté morale de la droite c’est réglé au Québec. Le droit les gays, l’avortement, toutes ces questions sont réglées, la droite n’a pas en s’en occuper. Son seul champ de bataille et celui de la taille de l’État et de la liberté individuelle. Message simple et clair auquel la gauche a bien des difficultés à opposer une vision aussi simple et unificatrice. Voici ma réponse :

Pour la gauche l’État peut être petit – comprendre efficace, l’important c’est qu’il soit fort. Et, la liberté individuelle pour s’exercer a besoin de moyens et de connaissances.

.jpm

11:53 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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