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17/11/2010

Le stress et les sources de motivation au travail

Hier je décrivais comment, globalement, les entreprises finissent souvent par exiger plus de ses meilleurs éléments et moins de ses éléments les plus faible. Si du point de vue de l’entreprise il s’agit là d’une maximisation des talents et des capacités – ce qui est un idéal pour toute entreprise, je laissais tout de même entendre que cela pouvait s’avérer difficile, voire démotivant pour les employés qui y décèlent une certaine forme d’injustice.

La question qui se pose donc à moi, dans ce fil de réflexion, est de savoir si cette surcharge et cette « injustice » ont un effet de démotivation sur moi. Laissons de côté la question salariale – de toute façon elle serait très difficile à traiter puisque des trois gars du groupe, l’un gagne plus que moi, l’autre à peu près la même chose et le dernier moins.

Donc la question est simple dans ce contexte est-ce que de me voir confier toujours plus de travail au risque que je sois complètement déborder par rapport à d’autre employés (ou pas, à la limite) est intéressant pour moi.

D’une part, cet état de fait démontre une certaine confiance de mes employeurs envers mon travail et mes capacités. Il est capable d’en prendre, il travail bien, on va lui en donner en masse et des plus sérieuses.

D’autre part, cet état de fait m’embête parce qu’il m’apparaît discriminatoire et vient miner mes capacités à travailler efficacement et à fournir les résultats attendus. D’où ma question en post scriptum d’hier : Quel est ma réelle motivation au travail?

Si la situation m’agace c’est en partie à cause de l’injustice (qui est ma perception de la situation), mais c’est surtout au fond parce que je vois bien que mon travail souffre de ce surplus toujours plus lourd. Notez bien que si j’ai voulu délaisser les tâches de sous-traitance dont je parlais hier c’est bien parce que de nouvelles tâches et demandes ne cessent de s’empiler sur mon bureau.

Ainsi, au final, ma motivation première c’est la capacité de faire le travail demander – pour lequel je pense avoir un certain talent, et, bien sûr, d’avoir l’impression d’être en mesure de la faire dans un délais raisonnable et avec une qualité raisonnable.

Ces jours-ci je dois dire que ce n’est pas vraiment le cas. Je réussis à abattre le travail journalier relativement bien et je gère les imprévus (qui sont nombreux) de façon satisfaisante. Par contre pour ce qui est des dossiers moins importants et des projets à longue haleine, dont l’importance est généralement élevé, je n’y arrive pas et ceci affecte, bien entendu mon niveau de stress et mon goût de rentrer au bureau.

Donc cette façon de faire des entreprises, que j’appellerai gentiment, la maximisation des capacités, est à la fois source de motivation et de démotivation. D’un côté elle nous permet de voir la confiance que l’entreprise place en nous, de l’autre quand la charge de travail devient excessive, la situation empêche de réaliser correctement ce que l’entreprise attend de nous et devient une source importante de stress et par extension de démotivation.

En conclusion, je dirais que la maximisation des capacité n’est pas la source du problème. Ce ne sont pas, à première vue, les injustices apparentes qui peuvent y être créer qui sont les plus démotivante, mais bien la surcharge de travail issue du contexte qui génère stress et démotivation – une démotivation qui va souvent ressurgir sur les autres groupes simplement parce qu’ils sont des causes plus facile à identifier.

Bref, je ne devrais pas en vouloir à l’autre groupe… La solution pas par de la délégation de tâche et l’acceptation du stress et du ralentissement de la productivité – un ralentissement qui risque d’être éventuellement noté et interprété comme la cause d’une surcharge de travail. Et, là, enfin je pourrai me débarrasser de ma sous-traitance, source de cette intéressante réflexion, mais ô combien chiante à faire.

.jpm

11:09 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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