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30/11/2010

Legault vs. Facal, le différent

J’ai lu le dernier billet de M. Facal, La goutte, j’ai également son dernier livre, Quelque chose comme un grand peuple et pour lui, il est évidant que nous allons frapper un mur et que les solutions pour éviter ce mur son simples et archi-connues.

Pour M. Legault, le mur n’est probablement pas aussi imposant et inévitable et les solutions sont quelques peu différentes…

Le mur que nous allons frapper est celui de l’effet combiné du vieillissement de la population, de la dette et de la diminution de la population active. En court, moins de gens pour payer, dépenses en santé qui grimpent en flèche et donc augmentation de la dette et de son poids relatif.

Les voies d’évitement sont pour messieurs Legault et Facal très différentes. Pour M. Facal, la solution est simple, il faut diminuer l’offre de service. Il ne le dit jamais directement, mais pour lui, le gouvernement est trop généreux – nous n’avons plus les moyens de nous payer tous ces services, ou alors on augmente substantiellement les frais.

Pour M. Legault, le mur n’est pas différent, mais la voie d’évitement passe par un tout autre tracé. La gauche efficace dont il se réclame propose, sous la plume de JF Lisée, d’assortir les subventions (déjà existantes) aux employeurs d’une obligation à la formation des employés de façon à ce que ceux-ci deviennent plus productifs. Il proposera également de faire payer les 2/3 des frais de formation des universitaire, mais pas pendant qu’ils sont sur les bancs d’école. Il propose plutôt un remboursement étalé sur plusieurs années à partir de l’entrée sur le marché du travail de l’étudiant.

Bref, pour M. Facal, digne représentant du centre droit, capable en théorie de faire des compromis, il faut couper dans les services ou augmenter leurs coûts pour dégager une marge de manœuvre alors que pour M. Legault, digne représentant de la gauche efficace, le dégagement de la marge s’accompagne d’une amélioration des incitatifs économiques – pour les entreprises comme pour les contribuables.

Donc dans un cas on parle globalement de mesure d’austérité fiscale avec à la clé l’espoir que le privé remplacera avantageusement le public, alors que dans l’autre cas on parle plutôt de mesures fiscale structurantes qui auront comme conséquence une amélioration de la productivité et une prise de conscience des citoyens du coût des services qu’ils ont.



Ainsi, je suis en mesure d’expliquer les divergences entre M. Legault et M. Facal et donc le choix de ce dernier de ne pas se joindre au premier, mais il n’en demeure pas moins que je m’explique difficilement ce refus de travailler à un compromis. Je comprends mal que M. Facal n’ai pas eu envie de plonger dans les projets structurants de la gauche efficace pour, possiblement, y mettre la rigueur qui pourrait éventuellement y faire défaut.

.jpm

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