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08/12/2010

Frais de scolarité, Charest et la droite américaine

Je ne comprends pas tout ce grand débat autour des frais de scolarité. Comme tout le monde, je me dis que dans un monde idéal les études devraient être totalement gratuite, mais le fait est que nous ne somme pas dans un monde idéal et que les études coûtent très cher. Or la part des étudiant n’a cessé de baisser dans les dernières décennies. En 1968 ils payant 26% du coût des études, aujourd’hui ils en assument 13%. L’indice des prix à la consommation était, en 1968 de 18.8, il se situe aujourd’hui à 114.4, les prix ont donc été multipliés par 6 depuis 1968 or, les frais de scolarité n’ont pas suivi à cause des gels que l’on connaît alors aujourd’hui il faut faire du rattrapage… Espérons que Line Beauchamp aura la simple et bonne idée d’enchâsser dans la loi un indexation des frais qui suivra dans l’avenir l’IPC.



Le passage de Jean Charest à Tout le monde en parle s’est, à mon sens, bien déroulé. Il ne s’est pas laisser démonté, il a expliquer certaines choses concertant les commissions d’enquêtes et a mis au clair certains fait concernant les gaz de schistes. De là à dire que toutes mes inquiétudes et celles de la grande majorité des québécois ont été balayé, il y a une marge, une très grosse marge. Cependant, il y a un point où j’aurais aimé voir M. Lepage questionner un peu plus M. Charest, c’est lorsque ce dernier s’est un peu emporter pour souligner qu’un gouvernement et a fortiori un chef d’État ne pouvait se permettre de gouverner en suivant les grands titres du jour. J’aurais bien aimé qu’il développe sur ce sujet histoire de voir pour une fois l’envers de la médaille.



La droite américaine est de retour au congrès et ils sont décidé à faire les choses à leur façon. Le premier exemple est celui de ce refus obstiné de prolonger les prestations d’assurance chômage des américains tout en refusant tout aussi obstinément de renoncer au congé d’impôt consentis aux plus riches par M. Bush… Les deux mesures impliquent à peu près les mêmes sommes, l’une aurait pu financer l’autre, mais les républicains ont préféré favoriser les riches qui ont déjà un boulot et qui vont se servir de ces surplus pour investir un peu partout sur la planète plutôt que de redistribuer l’argent afin que d’autres américains – ceux-là dans une mauvaise passe, puisse éviter de s’appauvrir inutilement.

On voit bien ici la logique économique primaire (à la Elgrably) à l’œuvre. Privilégions l’épargne des riches afin que ceux-ci dépose leur argent dans les banques et que ces dernières relancent l’économie en prêtant les dépôts aux emprunteurs… C’est supposer que les riches n’utilise que les banques locales pour faire fructifier leur argent, ce qui est loin d’être sûr, et également que les banques voudront prêter à un taux raisonnable – ce qui est loin d’être évidant en situation de reprise fragile. D’un autre côté, étendre le chômage des plus démuni garanti que 100% de l’argent sera réinjecté dans l’économie américaine et que près de 100% de cet argent réinjecté aboutira dans des banques locales. Même si rien ne laisse croire que les banques seront plus prêteuses dans ce cas de figure, l’afflux d’argent sera au moins supérieur et risque de pousser les banques à prêter un peu plus d’autant plus qu’au passage l’économie américaine aura pris du mieux grâce au dépenses des chômeurs.

.jpm

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