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17/12/2010

Sexe et totalitarisme

Il parait qu’ils ont enlevé les cours de sexualité au secondaire. Je ne sais pas depuis quand, je n’ai pas vraiment suivi le dossier, mais j’ai remarqué que plusieurs chroniqueurs en parlait, même Foglia n’y a pas échappé. Ais-je un avis sur la chose? Mouais.

En fait, je me demande pourquoi on a retiré tous ces cours généralistes sur la vie d’adulte que comportait le niveau secondaire quand j’y suis passé vers la fin des années 1980. Économie familiale en secondaire 2, FPS (Formation personnelle et sociale) sur plusieurs années, Économie en secondaire 4... Je veux bien croire que dans un cursus de plus en plus chargé gardé tous ces cours eu été déraisonnable, mais un cours, un, qui sur une année ferait un peu d’éducation sexuelle, un peu de cuisine, un peu de tenue de maison – vous savez lavage 101, et un peu d’économie car soyons claire, s’il est important de savoir qu’il faut mettre un condom pour se protéger et rappeler par la bande que jouer avec les sentiments des autres ce n’est pas gentil, une connaissance de base en économie, ne serait-ce que la mécanique des prêts est on ne peut plus essentielle.

D’ailleurs (et je délaisse ici la sexualité, vous ne pensiez tout de même pas que j’allais faire un billet au complet là-dessus!) je ne comprends pas trop d’où sort cet analphabétisme crasse de la science du crédit. C’est tout de même très simple! Si vous avez 100$ sur votre carte de crédit, le payement minimum sera de 10$, mais les intérêts seront de 17% donc à la fin du mois il y aura 107$ sur votre  carte et si vous continuez à payer le minimum vous ne finirez jamais de payer votre dû.

Donc je ne sais pas si c’est une incapacité à appliquer les mathématiques de base à des situations réelles, une incapacité à se projeter dans le futur ou tout simplement ce monde de perpétuelle instantanéité dans lequel nous vivons aujourd’hui qui empêche les gens de comprendre la mécanique du crédit et qui fait que l’on est aujourd’hui plus endetté que jamais…

Mais il n’y a pas que l’instantanéité de nos vies, il n’y a pas que cette volonté de comblé tous nos désirs quel qu’en soit le prix, il y a aussi cette idée que tous les plaisirs tout l’être, tout ce que nous sommes passe par la consommation. Nous nous définissons par notre consommation. « Moi j’achète du North Face. » Et on a même plus besoin de le dire nos vêtements, nos gadgets, nos voitures sont devenu de véritables publicité ambulante. On a bien changé.

Vous savez qu’à la base du communisme, il y avait un certain totalitarisme, la volonté de créer un Homme nouveau qui évoluerait sur de nouvelles bases. Hé bien des fois je me demande si le capitalisme n’a pas réussi là où le communisme a échoué… Le capitalisme et la société de consommation qu’il a lentement mis en place a en effet créer un Homme nouveau, l’homo-consommus qui ne vit plus que pour et par la consommation.

Bon d’accord, j’exagère un peu, mais avouez que l’apathie intellectuelle ambiante et ce désir quasi animal de la nouvelle bébelle en vogue laisse une drôle d’impression de la race humaine – ou du moins de la partie « moderne » de celle-ci… Allez, bonne fin de semaine!

.jpm

11:53 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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