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29/12/2010

À quand un conte réaliste ?

J’aurais bien aimé en ce temps des fêtes avoir un beau conte à vous raconter, vous savez le genre d’histoire avec des bons et des méchants, des amitiés profondes, une quête pour sauver le monde, un truc presque impossible mais clair qui finit par réussir grâce à la volonté, l’intelligence et la persévérance des protagonistes. Le conte aurait au passage une morale sur la vie et les valeurs importantes qu’il faut défendre… Mais bon comme je le disais, je n’en n’ai pas.

Bien sûr, il y a le vrai monde à sauver… Ce matin on apprenait que le baril de pétrole allait de nouveau atteindre les 100$ en 2011 alors que la reprise économique n’est pas encore très solide ce qui laisse présager des chambardements importants du côté de l’énergie dans les années à venir.

Et puis il y a le réchauffement de la planète, d’origine humaine ou pas, qui commence à se faire sentir plus sérieusement. Neige à Londres et New York, verglas à Moscow, pluies torrentielles à Paris sans parler de notre fleuve qui reste un peu trop liquide. Ce réchauffement, il va bien falloir commencer à s’en occuper. Travailler à minimiser ses effets et à tenter de renverser la vapeur avant que la bouilloire saute!

Ensuite il y a, les guerres, la pauvreté, la famine, la pollution…

Malheureusement, ici les bons et les méchants sont beaucoup plus difficiles à identifier. Le plus grand méchant de 2010, BP avec son déversement de pétrole dans le golf a tout de même investi des sommes colossales pour nettoyer son dégât en plus de fournir bon an mal an des milliards de barils de pétrole au monde – une énergie qui, bien utilisé, pourrait nous permettre de développer des énergies plus propres, de construire des millions de panneaux solaire ou des abris durables pour les plus pauvres de ce monde.

Dans notre monde réel, il n’y a ni bons ni méchants absolus, dans notre monde, il n’y a que des gens qui doivent apprendre à travailler ensemble à un objectif commun…

Mais encore ici, la réalité diffère grandement du conte. La réalité c’est que les avenues pour sauver le monde sont multiples et complexes et qui si beaucoup s’entendent sur l’objectif global – le bien-être pour tous, peu s’entendent sur  la teneur dudit bien-être et sur la façon de l’atteindre. Pire bien peu de gens aujourd’hui sont prêts à faire les efforts nécessaires pour travailler avec les autres et s’attaquer à ce problème d’une complexité inégalée. Le sommet de Cancun sur les changements climatiques nous a donné un aperçu de la réelle difficulté de trouver un consensus qui permet de faire ne serais-ce qu’un tout petit pas vers l’avant.

Bref dans le monde réel, la distinction entre bons et méchants est loin d’être évidente et les problèmes comme leurs solutions sont très loin d’être simple et bien définies. Cela dit, la volonté, l’intelligence et la persévérance existent belles et bien tout comme notre capacité à se définir des objectifs et à défendre des valeurs… Bien sûr le monde est extrêmement complexe et les débats qui entoure les problèmes et leurs solutions sont potentiellement infini – espérons seulement que nous aurons collectivement la sagesse de comprendre que la solution parfaite n’existe pas et que l’important pour l’heure, c’est de ce mettre en route rapidement si on veut un jour arriver à destination.

.jpm

10:08 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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