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12/01/2011

Domination et utilité de la culture populaire

Je suis passé chez Archambault durant les fêtes. Je n’y vais pas très souvent, mais à chaque fois ça me frappe : Il y a quatre ou cinq fois plus de revue de potins, de mode et de trucs pratiques que de revue d’actualités. Au Archambault qui est tout juste à côté des Galeries de la Capitale, il y a une étagère de revue d’actualité, une étagère complète de revue à potins et deux étagères de revues de char!

C’est pareil chez Renault-Bray, on retrouve une seule étagère combinant la philosophie, la sociologie et les autres sciences humaines alors que la chaîne consacre généralement trois ou quatre étagères à la psycho-pop.

Vous me direz que c’est ni la faute de Archambault ni celle de Renault-Bray. Vous avez raison, s’il y a tant de tablettes consacré à cette part de la culture populaire c’est que c’est ce qui se vend, c’est ce que les clients veulent.

Ce n’est pas que je suis contre la culture populaire, loin de là. Moi aussi j’aime bien me détendre le soir, mais c’est juste qu’elle me semble prendre trop de place. Vous savez, tout comme moi, que les critiques de livres que l’on retrouve dans le Châtelaine, ou tout autre magazine du type ne portent que sur des romans et des biographies. Vous savez également qu’on fait rarement la promotion d’essai et d’ailleurs, vous savez aussi que le nombre de livre présenté est anémique. Prenez un magazine d’actualité Français à votre prochain passage au kiosque à journaux, vous verrez qu’il contient au moins trois pages de critiques et de présentations de bouquins – tant des romans que des essais…

D’un autre côté, il est clair que d’année en année, ce qui s’écrit dans les essais fini par se retrouvé dans ces magazine sous une forme ou une autre. Souvent dénaturé, édulcoré et réduit à leurs plus simples expressions les idées de base finissent par s’y retrouver. Elles sont si simples et peu nuancées qu’elles passent souvent pour dogmatique. Ce qui n’est certes pas étranger à l’état du débat ambiant ou beaucoup se retranchent finalement sur leurs positions sans réellement discuter – des positions qu’ils ont d’ailleurs de grandes difficulté à défendre étant donné le peu de profondeur de leur connaissance du sujet.

Cela dit, il reste que dans certains cas c’est le seul message qui réussisse à passer. La création de OWN, la nouvelle chaine télé de Oprah Winfrey m’a d’ailleurs laissé pantois, mais est par contre tout à fait dans l’ère du temps…

La « Oprah » afghane, Mozhdah aurait parait-il réussi à faire diminuer la violence conjugale simplement en lançant durant son émission que les vrais hommes ne battaient pas leurs femmes. Il semble que là-bas comme ici la culture populaire soit d’une certaine façon nécessaire à l’avancement de la société. … Hum, sujet à développer.

.jpm

12:01 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Merci !

Écrit par : .jpm | 16/01/2011

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