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21/01/2011

Haïti, Tunisie, Brésil : Même combat !

Il y a deux semaines, les médias et les Haïtiens « fêtaient » le premier anniversaire du tremblement de terre dévastateur qui a frappé le pays le 12 janvier 2010. Plusieurs reportage faisaient un retour sur  l’événement et commentait le chemin parcourus depuis. Un chiffre, entendu à plusieurs reprises, m’a beaucoup surpris : Cinq pourcent. C’est le taux de dégagement des débris un an après le séisme.

Il n’y a donc que 5% des débris qui ont été ramassé! C’était, à première vue impensable pour moi. Comment un peuple où le taux de chômage est excessivement élevé, où une foule de personnes ont perdu leur emploi et où tout est à faire peut-il avec autant de temps homme entre les mains ne pas avoir dégagé plus de 5% des débris? Comment peut-on être si mal organisé? Pourquoi le libre marché n’a-t-il pas généré une tonne d’emploi de déblayeurs et de constructeurs?

Puis je me suis mis à réfléchir à la situation et j’ai compris qu’il y avait plusieurs raisons à tout cela. L’une d’entre elles est la nécessité de combler les besoins vitaux avant de penser à faire autre chose. Si on n’est pas certain de se trouver de la bouffe à la fin de notre journée de travail, hé bien on ne travaille pas pour un tiers, on commence par se trouve de la bouffe. Une autre des raisons qui explique cet état de fait est le manque chronique d’organisation. Quand le travail contre rétribution journalière n’est pas bien établi et développé il est très difficile pour le marché de « génère » les emplois adéquats même si le besoin est criant.

Tout cela aurait pu se mettre en place lentement dans la dernière année, mais comme les gens ne sont pas habitué ça ne s’est pas fait ou alors ça s’est fait mais à très petite échelle. Vous comprenez bien que M. Beausoleil peut difficilement aller proposer à Mme. Beauregard de dégager sa maison et de la reconstruire si Mme. Beauregard n’a pas déjà un travail qui lui permettrait de payer M. Beausoleil…

Quel rapport avec la Tunisie? Bien simple, les tunisiens se retrouve devant le même type de problème. Ils vivent depuis toujours dans un régime dictatorial… Aujourd’hui ils réclament la démocratie, mais ils vont devoir apprendre ce qu’est la démocratie et la mettre en place lentement. Ça ne se fait pas du jour au lendemain. Et puis comme on l’a vu en Russie et plus récemment avec Haïti, il est bien difficile de rompre avec l’ancien régime même s’il a été renversé depuis longtemps.

L’Amérique latine est aussi un excellent exemple de cet état de fait. D’ailleurs le président Lula a fait un pas très important en se retirant après deux mandats et ce même s’il était au sommet de la gloire et qu’il lui eut été facile de faire modifier la loi a son avantage allongeant les mandats ou permettant de présider pour plus de deux mandats comme cela s’est fait ailleurs. Sa décision de passer le flambeau en fût une courageuse et nécessaire pour montrer au peuple que la page avec les dictatures et les présidents qui s’accrochent au pouvoir était définitivement tournée.  Ça peut avoir l’air d’un petit pas, mais dans le rétablissement de la confiance du peuple en ses dirigeants et la mise en place d’un régime démocratique durable c’en est un important.

.jpm

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