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01/02/2011

La liberté à 15 ans

J’étais dans mon sous-sol cette fin de semaine à ranger quelques outils quand j’ai posé les yeux sur ma vielle planche à roulette, celle avec laquelle j’ai vécu mes plus belles heures de planchiste… M’est alors revenu à l’esprit ces longs étés passé à faire de la planche avec mes chums. Ce sentiment de liberté absolu, cette insouciance totale de celui qui est entretenu et qui n’a qu’à décider de ce qu’il va faire de son temps. Mieux encore, la liberté de celui pour qui il n’y a rien de plus important que de partir arpenter la ville à la recherche du meilleur coin pour faire de la planche…

Encore ce matin, après quelques morceaux de bon rock, je me suis surpris à revivre ce sentiment. J’écoutais Summer of 69 de Bryan Adams, une des chansons phare de mon secondaire, et je comprenais enfin réellement les paroles. Cette période de ma vie depuis longtemps révolue où j’avais vécu ma jeunesse à fond.

Aujourd’hui, je m’occupe de ma maison et de mes enfants, je suis les cours de la bourse en espérant que le pétrole monte, j’ai mis de l’argent de ce côté-là pour ma retraite… Je suis bien loin de ce sentiment d’insouciance d’autre fois.

Je comprends aussi très bien ceux qui ne veulent pas s’embarquer dans cette galère, ce sentiment de liberté perdu est dévastateur surtout si on ne sait pas voir ce que l’on a de plus comme adulte. Des fois je me demande, le sais-je moi-même? Cette liberté d’esprit, celle que j’ai cherché à travers le savoir… Elle est bien un peu grisante, mais elle bien loin de celle que j’ai connu durant ses longs étés du secondaire.

Est-ce que l’on retrouve cette liberté un jour? Je ne crois pas, sauf peut-être si on réussit à prendre plus de deux semaines de vacances et que l’on réussit – encore plus difficile – à oublier complètement le travail, le bungalow et tout le reste… D’où peut-être mon penchant pour les vacances de type aventure. Des vacances où l’on est tellement occupé qu’il est impossible de penser à notre autre vie – des vrais vacances quoi.

D’un autre côté, je crois que si l’on peut retrouver un part de la liberté perdue, l’insouciance, le non-poids du reste de notre vie, est absolument hors de portée. Je n’ai plus 15 ans c’est clair, et même en vacances, c’est moi qui fait à dîner – ou qui cherche un resto.



M’enfin bref, ce sont peut-être là, tout comme nos inquiétudes sur l’environnement, des malheurs de riches occidentaux. Il y a bien des enfants dans ce monde qui ne vivent jamais cette liberté que je me plains d’avoir perdu. Et, il y a 80 millions d’Égyptiens qui n’ont jamais eu l’occasion dans les trente dernières années de n’aspirer ne serais-ce qu’à quelque peu de liberté politique. Mais le régime va tomber. L’armé est désormais du côté de la population, elle reconnait leur demande comme  « légitime ». C’est tout dire.



Cela dit, il n’en reste pas moins que cette nostalgie est bien réelle et que l’on passe tous un jour ou l’autre par là… Il semble que ces jours-ci ce soit à mon tour… Me reste plus qu’à rêver à mes prochaines vacances!

.jpm

11:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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