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23/02/2011

Impressions sur la coalition

Ça y est, j’ai lu le texte (.pdf) et quelques commentaires dont ceux de Richard Martineau et Jean-François Lisée et je dois dire que, globalement, je ne partage pas leur point de vue sur le texte de la coalition.

Bien sûr, comme un peu tout le monde, je m’attendais à plus. Plus de d’idées nouvelles, plus de détails, plus d’engagement. Comme tout le monde j’aurai aimé lire ce texte et me dire wow, j’embarque là-dedans, c’est là qu’il faut aller, c’est ce dont le Québec a besoin – bref, comme un peu tout le monde je m’attendais de trouver un sauveur, mais c’est beaucoup demander.

Par contre, de là à dire que le texte ne propose rien, qu’il n’est qu’un ramassis de bon sentiments et que par conséquent cette coalition n’a rien dans le ventre, il y a toute une marge que je n’accepte pas de franchir.

Premièrement cette approche « nationaliste » qui englobe les fédéralistes comme les souverainistes est à mon sens une trouvaille intéressante et susceptible d’être rassembleuse  et donc éventuellement porteuse. C’est ce que cherche la coalition et c’est aussi ce dont le Québec a besoin pour avoir le goût de s’attaquer aux problèmes qui nous guettent.

Du côté de l’éducation, donner plus de responsabilité aux profs et aux directions, pas de problème, les payer plus cher, ça va, modifier le rôle des commissions scolaires, bien sûr, mais, je n’en démords pas, il faut renverser la donne et cesser de dire aux profs comment enseigner et remettre sur la table à dessin ce qu’ils doivent enseigner – pour le moment c’est l’inverse qui se produit et c’est totalement ridicule.

Au niveau de la santé, la coalition propose exactement ce que proposait Facal et Lisée dans leur bouquins respectifs soit d’inverser le financement du système de santé. Payer à l’acte plutôt que de rouler sur des budgets déjà pré-établis. Ceux qui disent qu’il n’y a pas de proposition concrètes ou révolutionnaires dans ce document devrait relire cette section car ni le PQ, ni le PLQ, ni même l’ADQ n’a encore eu le courage proposer cette mesure importante.

Ensuite on parle de  créer une économie de propriétaires et non de succursales. Il est donc question d’améliorer notre souveraineté économique, un thème cher à Jacques Parizeau, mais dont personne n’a fait la promotion récemment malgré son importance primordiale pour le Québec – on bien vu ce qui s’est passé avec Electrolux récemment et combien d’autres entreprises par le passé. Quand l’économie est la propriété des autres, on n’est pas les premiers à qui on propose les nouvelles usines et la R&D. Et puis, les profits s’en vont ailleurs bien sûr.

Bien sûr, on n’est pas en face d’un document phare ou d’une grande révolution, mais les bases jetées sont pour ma part intéressantes, reste à savoir comment elles vont évoluer et comment elles vont se détailler. Vouloir mettre tout ça en place c’est bien intéressant, mais pour me convaincre et convaincre nombre de Québécois, j’en suis certain, la coalition va devoir présenter un montage financier digne de ce nom. Je me répète, mais à ce titre, le livre de J-F Lisée est une excellente référence – d’ailleurs cette hausse de coûts de l’électricité adossé à une baisse équivalente des impôts que Lisée propose cadrerait tout à fait dans les propositions de la coalition.

Reste à voir comment ses membres vont la défendre et la place qu’elle va occuper dans l’arène politique d’ici la fin de l’année…

.jpm

p.s. Demain je re-posterai mon long texte sur les idées de la gauche efficace au cas où ça vous inspirerait chers lecteurs quelques commentaire à faire à M. Legault et cie. 

11:41 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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