Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/03/2011

Engourdissement générationnel et hôpitaux irakiens

Mon blonde termine cette semaine un mandat de remplacement de huit mois de la directrice générale à son boulot. Alors qu’elle avait planifié une rencontre avec cette dernière cette semaine afin de faire le point sur l’entreprise, discuter avec elle des défis à venir et lui transférer les dossier en cours, la directrice l’a rappelé pour lui dire qu’elle ne serait pas au rendez-vous et n’a pas daigner proposer une autre date.

Peu étonné par la situation, ma blonde me raconte ce dernier rebondissement en soulignant que ladite directrice lui avait confié lors d’un récent échange téléphonique qu’elle ne souhaitait pas revenir au bureau mais qu’il le fallait bien alors elle revenait pour un autre mandat.

C’est à ce moment-là que j’ai eu un flash, je me suis rendu compte qu’étant proche de la retraite elle n’avait probablement plus le goût des nouveaux défis, plus le goût de se lancer dans de grands projets, dans des réformes ou des refontes ou même de faire quoi que ce soit qui lèverait de la poussière. Il lui reste quelques années avant la retraite et elle compte bien les couler tranquillement – ce qui jusqu’à un certain point est tout à fait compréhensible et normal.

Le problème, vous le voyez bien c’est qu’un bonne part de la force de travail est aujourd’hui, au Québec, sur le bord de la retraite. C’est peut-être pour ça qu’on a l’impression que rien n’avance… On est là, une trentaine de jeunes noyé dans une centaine de vieux à se battre contre l’engourdissement général de la garde sortante. Vivement qu’ils soient à la retraite! (Bon, bon, ne vous fâcher pas, vous n'êtes pas tous comme ça. Et, oui, on a encore de besoin de vous. Ah, là là, ne prenez donc pas tous ces commentaires si personnels!)



Je vous disais hier de passer lire Foglia. Je n’avais alors pas encore lu son dernier texte. Il est absolument savoureux. À 70 ans, Foglia ne fait pas parti de ces engourdis, il est tout simplement au sommet de son art. Et, voici en prime ce qu’il conseil au ministre de la santé – gracieuseté du système de santé irakien qui est comme le nôtre totalement gratuit et contrairement au nôtre totalement accessible!

« À Bagdad, quand tu ne files pas, tu ne vas pas à l'hôpital. Tu vas à la clinique de ton quartier. Là, on te dit: Regarde, Chose, t'as une grosse grippe, va-t'en chez vous, fais-nous pas chier. Si c'est plus grave, on te fait une ordonnance pour des antibiotiques. Si tu craches du sang, si t'as un truc sur le sein, bref, si c'est sérieux, là, on t'envoie à l'hôpital.

On me glisse aussi que, dans ce pays, les vieux ont tout autant le cancer de la prostate que chez nous, mais ils n'en font pas une maladie. En fait, dans ces pays barbares, les vieux s'attendent à mourir de quelque chose, alors que chez nous, comme vous le savez, ils insistent beaucoup pour mourir à 103 ans en parfaite santé. »

Bonne lecture!

.jpm

11:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.