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05/05/2011

Lendemain de veille et nouveau départ

J’ai la vague impression que bien des Québécois estime que nous sommes collectivement allé un peu trop loin avec la vague orange. C’est un peu comme l’expression visa le blanc, tua le noir. On voulait sortir Harper, on voulait du changement, mais on a finalement tassé violement le Bloc.

En regardant les résultats en surface on ne voit que les 4 sièges, mais si on y regarde de plus près, le taux de votation pour le Bloc a été de 23% ce qui, si nous étions dans un système proportionnel aurait valu 17 sièges au Bloc – pas mal plus près de ce que les Québécois auraient souhaité au Bloc. Parallèlement les Conservateurs ont récolté 6 sièges avec seulement 16.5% des votes et les Libéraux 7 sièges avec à peine plus de 14% des voix…

Encore une fois le Canada parait bien divisé. Rouge dans les maritimes, orange au Québec et dans les grands centres et bleu foncé dans les prairies. Trois Canada biens distincts.

Ne serait-il pas temps de changer la donne? J’ai déjà parlé ici de cette excellente initiative de M. Charest qui a fondé le conseil de la confédération avec les premiers ministres des autres provinces. J’ai déjà exprimé mon désir de voir ce principe se généralisé pour en devenir le gouvernement fédéral. L’idée étant bien sûr de s’approcher beaucoup plus d’une vraie fédération et de donner beaucoup plus de latitude aux provinces – les enjeux globaux et l’administration du pays étant géré par un parlement de conseillé issu des provinces.

Le problème bien sûr c’est de mettre le tout en place. Les provinces ne peuvent renverser le gouvernement fédéral. La seule solution passe par l’élection d’un parti fédéral totalement décentralisé comme une coalition de Blocs Québécois, Ontariens, Albertains, etc. Une coalition qui aurait pour mission de réformer la fédération et de mettre en place un système qui permet l’émergence de parti mixte jouant à la fois un rôle sur la scène provinciale et sur la scène fédérale.

On aurait ensuite un système avec un premier ministre (ou un président) jouant un rôle de délégué et devant rendre des compte au conseil de la fédération. Il y aurait bien sûr un cabinet et des députés, mais leur nombre serait réduit et compensé par une hausse des représentants provinciaux et des comités interprovinciaux. De cette façon les provinces seraient beaucoup plus actives dans la fédération et ce serait les ministres de la santé qui se rencontrerait à Ottawa pas d’obscures décideurs élu quelques années avant et n’ayant aucune connaissance des réalités locales.

C’est vrai, il n’est peut-être pas nécessaire de tout chambarder pour essayer la chose. Le gouvernement Harper pourrait très bien décider de décentraliser ses décisions, d’alléger le gouvernement et d’inverser les flux d’imposition – ce serait déjà un excellent début, mais venant de Harper, ce serait bien surprenant, il aime trop le contrôle ce gars-là. Alors il faut trouver un autre moyen…

.jpm

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