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10/05/2011

Faire du vélo et être libre

Avec le beau temps qui arrive enfin cette semaine j’ai eu envie de partir travailler en vélo. J’aime bien aller au bureau en vélo, ça réveil on arrive frais et dispos et ça permet de faire un peu d’exercice, mais voilà, je ne suis pas allé. Ce n’est pas la manque de volonté, ni la fatigue mais plutôt le manque de temps. Je n’ai pas le temps d’aller travailler en vélo. Triste constat.

Ça ne durera pas toute l’été, ni même toute la semaine, mais ces lundi et mardi mes enfants ont des pratiques à 6h et comme je travail de 8 à 5 et que ma blonde est à l’extérieur, je ne peux pas me permettre d’arriver 15 minutes plus tard à la maison.

Tout ça me ramène à Richard Desjardins et sa fameuse chanson Les Yankees que j’écoutais en rentrant à la maison dimanche après-midi. J’ai dû faire un effort important pour ne pas sangloter en écoutant cette pièce – pas que je sois contre les larmes, mais à 120 sur l’autoroute, ce n’est pas nécessairement le bon moment.

Étais-ce le texte, la musique ou ma grande fatigue? Je ne sais pas, l’ensemble et peut-être surtout cette impression d’avoir moi-même été vaincu, d’avoir perdu la bataille contre le quotidien. Parce qu’entre les 40h de boulot par semaine, l’entretien de la maison, le temps consacré aux enfants il ne reste souvent que bien peu d’heure pour « profiter de la vie ». Et, souvent, il s’agit de s’évacher devant la télé pendant une heure parce que l’on est trop fatigué pour faire quoi que ce soit d’autre – même la rencontre intime avec l’être cher nous semble demander trop d’énergie.

Comment s’en sortir? Équilibrer notre quotidien n’est pas simple. Profiter de tous les moments, vivre le présent, profiter de ce qui passe… Faire des choses inusités, juste pour sortir du cadre habituel. Ma bonde l’a fait hier. Elle devait prendre le bus pour Montréal vers 8h00 pour revenir le lendemain en fin de journée. Comme à l’habitude elle a pris sa voiture pour se rendre à la gare, mais le beau temps aidant elle a changé d’idée en chemin et a fini par prendre l’autoroute et filer vers Montréal en voiture, la musique au fond et ce sentiment de liberté dont on a tous besoin au cœur.

De mon côté je m’interroge. Je suis entré au bureau à 7h30 pour finir un peu plutôt et ainsi être moins à la course pour le souper et la pratique de ce soir, mais je me demande pourquoi je travaille tant d’heure par semaine, je me demande pourquoi nous travaillons tant d’heures par semaine. Est- vraiment nécessaire? À quand la semaine de 32h? Quatre jours de boulot, trois jours de repos. Je crois même que ce serait bon pour l’économie…

Mais en attendant je vais travailler à balancer mon quotidien en commençant dès demain par une sortie d’escalade sur l’heure ou deux de dîner – faut bien que ça serve ces vacances-là, et éventuellement un peu de vélo pour aller au bureau.

.jpm

10:39 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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