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13/05/2011

Brèves

C’est peut-être passé en dessous de votre radar, mais il y a eu une mini controverse de type wiki-leaks autour de M. Charest cette semaine. En effet, un message envoyé par l’ambassadeur des États-Unis au Québec soulignait un certain changement de ton de M. Charest lors du sommet de Copenhague à propos de la politique environnementale du Canada. Un changement de ton que l’ambassadeur attribuait à l’influence du président de Power Corporation, Paul Desmarais. M. Charest a rétorqué que M. Desmarais n’avait aucune influence sur le gouvernement…

On peut bien croire ce que l’on veut de l’influence des grandes corporations sur nos gouvernements, mais la meilleure preuve que l’on a du poids de ces gens, ce n’est pas les accusation de l’ambassadeur, mais bien le fait que ce dernier prenne le temps de rencontrer les dirigeants de Power Corp, tel que le rapporte également l’article paru dans Le Devoir. L’ambassadeur a-t-il rencontré le maire de Québec, le recteur de l’UQAM ou encore la présidente de la CSN? Non, il est passé voir le président de Power Corporation, tirez-en vos propres conclusions.

Dans la foulé de l’assassinat de Ben Laden, l’ADQ avait proposé une motion de reconnaissance ou je ne sais trop à l’assemblé nationale. Hier c’était au tour du PQ de déposé une motion pour condamner les propos de S. Jarislovsky qui a associé les souverainistes a des fascistes…

Oui c’est grave comme propos et oui, mais, calvaire, ce n’est pas la job de nos élus! Il me semble qu’on a bien d’autres choses à régler et à travailler. Moi je propose une motion pour que cesse ces les motions inutiles à l’assemblé national!

Les prix du pétrole font encore couler de l’encre ces jours-ci. En 2008, le prix du baril avoisinait les 150$ et les prix à la pompe étaient autour de 1.30$ alors que ces jours-ci le prix du baril est autour de 100$ et les prix à la pompe sont encore aujourd’hui à 1.40$ le litre.

Deux choses à ce sujet. Un, le prix du baril de brut et le prix à la pompe sont lié certes, mais pas directement lié. Ce sont les raffineurs qui achètent le brut et ce sont aux raffineurs que les détaillants achètent l’essence. Les jeux d’offre et de demande peuvent donc donner des directions différentes aux deux prix. Cela dit, et c’est mon deuxième point, ces entreprises sont très largement intégrés Esso, fait du forage, de raffinage et de la vente au détail et ils se prennent un profit à chaque étape, il n’y a d’ailleurs aucun ajout de raffinerie en Amérique du Nord depuis plus de 30 ans. De plus, ces entreprises reçoivent de généreuse subventions à la recherche et ce même si elles dégagent des profits de plusieurs dizaines de milliards de dollars à chaque trimestre.

Alors le questionnement actuel aurait sa raison d’être même si les prix à la pompe n’étaient pas si exorbitants. Espérons seulement que l’on ne va pas cesser de les questionner lorsque le prix du litre redescendra.

.jpm

11:45 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (0)

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