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17/06/2011

L’art de multiplier les problèmes

Le ministère de l’éducation vient d’annoncer en grande pompe qu’il s’est finalement entendu avec la FSE (Fédération syndicale des Enseignants) et L’APEQ sur la façon d’intégrer les élèves en difficulté. La nouvelle entente arrive deux semaines après celle liant le ministère à la FAE (Fédération autonome des Enseignants), mais, selon le devoir, celle-ci diffère de celle signée avec la FAE malgré quelques ressemblances.

« On s’est entendu avec 100% des enseignants » clame la ministre de l’éducation Line Beauchamp! Bin quin! Avec dix milles ententes différentes moi aussi je pourrais réussir à m’entendre avec tout le monde!

Ok, d’accord j’exagère, il ne s’agit que de deux ententes, mais qu’à cela ne tienne. L’idée d’avoir un système d’éducation national géré par le gouvernement (et non pas les syndicats) n’est-il pas de donner accès à un enseignement (et à des conditions d’enseignement) équivalent à tous les élèves de la province? L’idée n’est-elle pas d’uniformiser pour donner des chances égales à tous et de centraliser pour réduire les coûts? Le ministre ne vient-elle pas de faire exactement l’inverse?

Car il ne faut pas se leurrer, déjà que les règles sont souples et adaptable (ce qui est normal dans une certaine mesure), si en plus le cadre diffèrent d’une école à l’autre, ce ne sera pas simple et encore, il y a des dizaines de millions de dollars à administrer dans ces ententes et donc une foule de dédoublement et de problèmes complexes de répartition selon l’association représentant les profs! Non, moi je ne serais pas fier de ce capharnaüm en devenir.

Et finalement, comment se fait-il qu’au bout du compte on laisse les associations de profs gérer le système? On pourrait, remarquer, ce sont eux les pros après tous. Mais l’idée ne serait pas de négocier à la pièce, mais bien de les assoir ensemble FSE/FAE/APEQ et de les laisser trouver une solution acceptable pour tous y compris le gouvernement et surtout uniforme pour l’ensemble du Québec.

Non mais j’en ai une idée pour vous : Tabula rasa. Pas des audiences générales avec un rapport tabletté. On assoit tout ce beau monde ensemble, primaire, secondaire, cégep, université, ministères et commissions scolaires et on réfléchit à ce que l’on veut comme système d’éducation, aux objectifs fondamentaux et aux façons de les atteindre, on trouve un consensus et on passe à l’action avec une série de changement sur un nombre x d’années.

Utopie? Probablement, mais va bien falloir y venir.

.jpm

10:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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