Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/06/2011

Les bottes de Microsoft

À quoi reconnait-on la puissance d’un pays? Au bruit que font les bottes de leur armé sur le terrain…

Nous aurions eu un appel de la GRC au bureau, personne n’aurait sourcillé. « Bien monsieur, je prends en note et on vous rappel dès que possible avec l’information. » C’eut été le FBI, on aurait certainement bougé beaucoup plus vite d’autant plus que ce sont les États-Unis à l’autre bout du fil pas le Canada. Mais ni l’un ni l’autre n’a téléphoné au bureau. Microsoft par contre nous a lâché un coup de fil…

« Bonjour, ici la dame-en-charge-de-blablabla de chez Microsoft, puis-je parler à votre directeur de l’informatique? A quel sujet? Je le lui dirai moi-même. Puis-je parler à votre directeur de l’informatique? »

Notre secrétaire, une dame d’expérience qui en vue d’autre et qui est habitué de gérer la facturation chez nos clients chinois – ce qui n’est pas peu dire, s’est levé d’un bon et est allée voir le directeur en question. « J’ai un appel de Microsoft, ils veulent vous parler. » « Hein? Microsoft directement? »

Évidemment, je ne suis pas allé dans le bureau dudit directeur pour entendre la conversation, mais la seule réaction de ces deux personnes en dit long sur la puissance – réelle ou perçue, ça n’y change rien – de Microsoft.

Microsoft vaut plus de 86 milliards de dollars, compte 89 000 employés et est présente dans plus de 100 pays. Les logiciels du conglomérat tournent sur une très grande majorité des ordinateurs de la planète – même sur Mac, la plupart des gens utilise Office… L’entreprise a le bras long, elle a toujours des dizaines de poursuites en cours pour non-respect de brevet que ce soit pour elle ou contre elle. Et quand elle appel chez-vous, vous vous empressez de répondre.

Je ne dis pas que c’est bon ou mauvais, ni ne tente de faire un quelconque parallèle entre le géant informatique et un gouvernement ou autre, je constate simplement que les bottes de Microsoft font du bruit et que l’entreprise est perçu comme une grande puissance qui peut inspirer la crainte quand elle vous lâche un coup de fil, un peu comme le grand patron quand il vous appel sur l’intercom… « M. Martin, veuillez passer à mon bureau immédiatement. »

.jpm

11:43 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.