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27/06/2011

Fermer des portes et en ouvrir d'autres

J’ai beaucoup voyagé ces dernières années – tiens, juste pour vous le prouver je me suis créé un compte Flikr sur lequel j’ai mis les photos de mon dernier voyage à L.A. et Joshua Tree.

Donc, j’ai voyagé à mon goût ces dernières années. L’été, est là, les vacances arrivent et on a un petit voyage de prévu à New York avec les enfants. Cela dit, je n’ai pas d’autre voyage important de prévu et à chaque fois que je sors de chez moi ces temps et que je vois de beaux paysages, le mal du voyage me reprend. Je partirais demain matin. Pire, je me demande ce que je fais encore ici, pourquoi je n’ai pas voyagé plus… Qu’est-ce que j’attends pour lâcher tout ça et prendre le large, être libre.

Est-ce la quarantaine qui approche, la fameuse crise existentielle? Pas sûr, j’ai toujours été comme ça, je suis un bohême raisonnable. J’ai toujours été très conscient des portes que je me fermais au fur et à mesure que j’avançais dans la vie. Bien sûr, il y en a de nouvelles qui s’ouvrent, mais on ne revient jamais à la case départ.

J’ai fait des choix. J’ai fait une technique qui m’a permis de voyager certes, mais un bacc aurait pu être bien mieux. J’ai eu des enfants que j’adore et qui m’apporte beaucoup, mais tout seul avec ma blonde j’aurais pu voyager beaucoup plus. J’ai une maison, pas besoin de dire que ça vous attache quelque peu… Et puis j’ai un boulot que j’aime et dans lequel j’ai décidé de m’investir, malheureusement il vient avec des conditions, certaines m’ont permises d’aller en Chine, d’autre m’empêche de voyager plus.

Je comprends très bien les gens qui ne veulent pas se fermer de portes, qui veulent se garder toutes les possibilités ouvertes, je les envies même parfois. D’un autre côté je sais que pour beaucoup ça ne fonctionne pas vraiment. La vie de bohême c’est difficile et souvent ça ne dur qu’un temps. On peut bien tout sacré là, partir à l’aventure, vivoter dans son Westfalia ou sur le pouce en Orient, passant d’une destination à l’autre, en cumulant toutes sortes de petits boulots. C’est sûrement très grisant de vivre comme dans les films.

Reste que malgré les portes que j’ai fermé dans ma vie, j’ai presque toujours trouvé le moyen de voyager à mon goût. J’en voudrais plus c’est certain, mais j’apprécie aussi ma vie de ordinaire, celle de chum, de père, de travailleur…

Je ne sais pas si j’ai le meilleur des deux mondes, mais le compromis que je vis me satisfait quand même. M’évader un peu plus souvent va certainement devenir plus important dans les années qui viennent, les enfants grandissent et bon, soyons honnête, j’ai plus les moyens qu’avant alors, pour les voyages ça ne fait que commencer. Et puis, des fois, pas besoin d’aller bien loin pour s’évader. Donc mon cas, le prochain départ c’est demain matin pour une petite sortie d’escalade!

.jpm

11:55 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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