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25/08/2011

La rencontre d’une autre culture

Cette fin de semaine je suis passé voir des amis. En échangeant sur notre voyage aux États-Unis, j’ai eu droit à une question plutôt inhabituelle, mais fort intéressante : Comment avez-vous vécu le changement culturel ?

Mon premier réflexe a été de répondre qu’il n’y avait eu aucun choc culturel, que mis à part l’anglais on se sentait chez-nous à New York. J’ai enchaîné, comme pour prouver cette première idée, que New York comme toutes les autres grandes villes s’était mondialisé et qu’elle baignait dans cette culture sans trop s’en distinguer… Ils bouffent comme nous, ils ont les mêmes grands magasins, on y prend le métro comme à Montréal les gens sont les mêmes – du moins vu de l’extérieur. Bon il y a bien sûr cette masse d’hispanophones pour colorer un peu la façon d’être, mais c’est tout.

Puis, quelques heures plus tard en chemin vers la maison, je me suis mis à penser à mon dernier voyage en France… Là-bas aussi la culture s’est internationalisée, mais elle une touche française. Les cafés ne sont pas des Starbuck, la bouffe est loin d’être la même, le style vestimentaire a ses particularité et il est possible d’y voir un film Allemand, ce que j’avais fait à l’époque.

Tokyo n’est pas New York. Barcelone n’est pas Paris et Pékin est loin d’être une copie de Rio. Alors pourquoi cette impression d’être chez-nous me suis-je demandé. Deux raisons me sont apparues.

La première tient à l’omniprésence de la culture américaine et au fait que nous vivions en Amérique du Nord. Ce n’est une surprise pour personne, notre mode de vie, nos villes et nos institutions sont proches de celles des américains. Cette proximité physique couplée à la force de la culture populaire américaine contribue en grande partie à limité le dépaysement. Bien sûr ça parle anglais, mais on ne se sent pas si loin de chez-nous. On comprend facilement les codes culturels et les interactions avec les gens sont tout à fait semblables à celles de chez-nous.

L’autre raison tient au fait que pendant ce genre de voyage dans des sites très touristique nous fréquentons principalement d’autres touristes. Des touristes qui comme nous sont en mode tourisme, des touristes qui viennent diluer la culture ambiante, le tout dans des sites touristiques prévue pour les touristes et donc universalisé dans une certaine mesure.

Vient bien sûr le moment où l’on tombe sur un groupe de nos semblables. Dans notre cas ce fut lors d’un déplacement en métro à New York. « Écoute maman, ce sont des québécois! » Et l’autre maman de rire avant que s’enclenche l’habituel conversation. Vous êtes là depuis longtemps? Vous êtes de quel coin? Avez-vous visité ceci, comment avez-vous trouvé cela, etc.

À ce moment l, bien sûr, les différences deviennent évidentes. On sait alors d’où on vient, on sait qu’être Québécois c’est quelque chose de bien spécifique, on sait qu’on est une petite gang et que quand on se retrouve on se reconnait, le Québec c’est une tribu… Une tribu dans le grand melting-pot américain. Nous sommes donc chez-nous partout en Amérique du Nord, mais jamais autant que parmi les nôtres.

.jpm

10:29 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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