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20/09/2011

Mines, politique et collusion

L’actualité a été forte en rebondissement la semaine dernière et la rentrée parlementaire ne pourra qu’en générer plus. La situation n’est pas explosive mais presque, avec le PQ qui vole en éclat, l’ADQ qui ne sait plus où donner de la tête, la coalition de Legault qui a le vent dans les voiles et les Libéraux qui sont sur la pente raide…

Mais commençons par cette première nouvelle importante qui fut complètement occulté par le dépôt du rapport de l’Unité Anti-collusion du Québec (UAC), à savoir le gain important dans les redevances minières du Québec. En effet, les redevances on fait un tel bon après la révision légales de celle-ci qu’elles ont atteins 304 millions pour la période 2010-2011 surpassant en une seule année les redevances des dix dernières années.

S’il faut souligner l’importante hausse de la valeur de métaux cette année, il est quand même clair que l’on aura perdu, pour cause de non-révision des normes, quelques 1.5 milliard de dollars en dix ans. Les détails donnés dans l’article de La Presse laisse croire qu’avec des redevances qui sont passé de 4.5% à près de 15%.

Notez au passage que les pertes d’une mine ne peuvent plus servir à amoindrir les gains d’une autre mine de la même entreprise… Mais il y a plein d’autres façons de contourner les lois, soyez en certains.

D’ailleurs, à ce sujet, l’événement politique de la semaine fût sans contredit le coulage du rapport de l’UAC. que M. Charest n’avait pas lu. Bon à sa décharge, je vous mets le lien vers le fameux rapport (Merci Radio-Canada) et vous enjoint de le « feuilleté » tout en vous mettant dans les souliers d’un premier ministre qui a bien d’autres chats à fouetter.

Reste que M. Charest aurait dû le lire, il savait probablement le tollé qu’il allait créer, mais sa sortie est arrivée un peu plus tôt que prévu. Mais une fois devant les fait il faut le lire au plus vite – ce qu’il n’a pas fait.

On parle beaucoup de faire de la politique autrement ces jours-ci au Québec. Hé bien voilà encore une belle occasion manqué. Plutôt que de s’obstiné à ne pas tenir d’enquête publique, plutôt que de demandé la démission du premier ministre, les vieux partis aurait mieux fait d’écouter la population : M. Charest aurait dû prendre le temps d’expliquer en long et en large pourquoi d’un point de vue juridique il est contre-productif de mettre en place un commission d’enquête* et Mme. Marois aurait dû éviter son enfantine et totalement ridicule demande de démission du chef du gouvernement. Elle aurait dû au contraire, prendre la mesure de l’importance de ce rapport, ce que M. Charest n’a pas fait et proposer une solution alternative, un compromis, une voie à suivre pour régler les problèmes soulevés – c’est ce que devrait faire un gouvernement et c’est ce à quoi devrait le ramener l’autre grand parti en chambre.

Faire de la nouvelle politique, ce n’est pas si compliqué, c’est surtout cesser de se braquer les un contre les autres à coup de demande de démission et cesser d’exacerber les différents entre le parti au pouvoir et l’opposition et commencer à travailler ensemble pour faire avancer le gouvernement et le pays.

Et puis, les élections venues, il s’agit de présenter un plan de match, de dire aux citoyens dans quelle direction on veut les amener et de quelle façon et cesser de se battre sur ce que l’autre n’a pas fait dans ses mandats précédents.

.jpm

* Bon, d’accord il l’a fait en conférence de presse, mais juste un tout petit peu. Ou alors ça a été rapporté tout croche auquel cas, acheter une page dans Le Devoir ça ne coûte pas si cher, sinon il y a toujours Tout le monde en parle – intéressé M. Charest ?

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