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27/10/2011

Maître Goldwater, l’anti-féministe

J’ai écouté le spécial 350ième émission des Francs-Tireurs* hier. L’émission faisait un retour sur les meilleurs moments de cette émission phare qui tient l’antenne depuis près de 15 ans, elle aurait pu durer 2 heures ou plus, je ne m’en serais pas lassé.

Pendant cette trop courte heure de rétrospective il y a eu bien des commentaires, entrevue et autres sur lesquels j’aurais pu revenir, mais ce sont les propos de Maître Goldwater – l’avocate qui a défendue Lola dans la célèbre cause l’opposant à « Éric » son ex-conjoint milliardaire – que j’ai retenu, principalement parce que je ne me souviens pas en avoir parlé et que franchement : elle dit n’importe quoi.

En court, pour Mme. Goldwater si un homme et une femme sont en couple (et il ne faut surtout pas que le gars dise qu’il a une blonde, c’est réducteur semble-t-il) pendant trois ans, habitant ensemble, partageant le lit, la bouffe et le coût de l’appartement et que plus tard après la rupture la dame se retrouve dans une mauvaise passe, pas de boulot, etc. le gars devrait lui verser une pension! Oui, oui, vous avez bien lu, vous avec une blonde pendant 3 ans, vous vous laissez, elle est dans la dèche, vous devez lui payer une pension! Bordel, ils ne se sont pas mariés, il n’y a pas eu d’enfants, seulement une relation amoureuse entre deux adultes consentants et une rupture que l’on espère aussi consentante.

C’est tellement super méga féministe comme approche que ça devient anti féministe. Comment peut-on réduire la valeur d’une femme à ce point en la rendant tributaire de tous les hommes qu’elle a fréquenté? Les femmes sont-elles de si petites choses sans défense qui n’ont aucun contrôle sur leur vies que l’on doivent absolument les soutenir à tous moment? Je ne crois pas. Les femmes sont fortes, organiser et résilientes et oui, il existe certainement des femmes plus faibles qui dans l’adversité auront besoin d’aide tout comme il existe des hommes plus faibles qui en auront tout autant besoin.

Nous ne sommes plus en dans les années 1950 où les hommes faisaient vivre les femmes. Les femmes étudient aujourd’hui et si elles choisissent de ne faire qu’un secondaire 5, elles vivront pauvrement tout comme les hommes qui auront fait le même choix et cela ne pourra être imputable à aucun de ses partenaires de vie.

Je pourrais m’étendre encore longtemps sur le sujet, mais je ne crois pas que ce soit nécessaire. Maître Goldwater est dans le champ pas à peu près et toute personne sensé le reconnaitra. Me reste plus qu’à espérer qu’elle retrouve elle aussi le bon sens.

.jpm

*Si vous ne connaissez pas l'émission et je pense surtout ici à mes lecteurs européen, cette rétrospective est un bon endroit où commencer - noter que la mise en scène pince sans rire de cet épisode ne fait pas parti du format habituel qui est lui, beaucoup plus sobre. Les épisodes sont en ligne depuis 2007.

10:59 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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