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04/11/2011

Indignation : les solutions

Je complète ici ma série sur l’indignation qui gagne le monde occidental suite à l’importante financiarisation de l’économie. Après avoir exposé les causes, présenté les résultats, je regarde du côté des solutions.

La réponse à cette financiarisation de l’économie passe bien sûr par la réglementation, mais quelle réglementation? Et, notons au passage que le milieu financier est de loin l’industrie la plus règlementé sur la planète et dans tous les États. Le seul fait de suivre « l’innovation » économique du milieu est suffisant pour occuper bien des législateurs – je mets innovation entre guillemets parce que cette innovation sert dans bien des cas à contourner les règles en place.

La solution la plus connue c’est la taxe Tobin qui serait applicable sur les transactions financière. Bien sûr cette taxe serait refilé aux consommateurs et ne serait utile que pour ralentir les transactions et ne devrait s’appliquer que sur certains type de transactions sinon elle va augmenter tous les frais de façon uniforme ne changeant donc rien à l’attrait de produits dérivés et autre investissement hors de l’économie réelle. Par contre si elle est bien implantée et balancé elle pourrait théoriquement ramener les rendements des investissements dans l’économie financière au même niveau que ceux fait dans l’économie réelle – on parle alors d’une taxe très importante et fortement dissuasive qui pourrait servir à financer un nombre incroyable de programmes. Le problème c’est bien sûr de la faire adopté et de la faire appliquer par tous les pays de la planète…

Une autre solution et celle-là me vient de mon père, serait de modifier l’imposition sur les placements de façon à privilégier les placements dans l’économie réelle et encore plus ceux fait dans l’économie locale. Mis simplement on pourrait imposer 100% des gains pour les placements financiers, 75% des placements dans l’économie réelle et 50% des placements dans l’économie réelle locale. Cela dit, ces mesures pourraient rendre les titres des entreprises locales encore plus volatiles, ce qui n’est pas nécessairement une bonne chose puisque les gens cherchent généralement la stabilité. D’un autre côté cela pourrait ouvrir la porte à de nouveaux titres indiciels.

Bien sûr, inciter les acteurs du milieu à investir dans l’économie réelle n’est qu’un début car si les inégalités ont été fortement poussées à la hausse par la financiarisation de l’économie, il n’en demeura pas moins qu’elle existait déjà et que pour répondre aux principales revendications des gens qui occupent divers place publique dans le monde c’est à la distribution de la richesse et du pouvoir qu’il faut s’attaquer tout en s’assurant que le rôle de l’État et bien défini et qu’il a la capacité et les moyens pour jouer ce rôle*.

.jpm

*Ouf, tout un programme, j’ai l’impression que je vais devoir y revenir…

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