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14/06/2012

Mal hollandais, productivité et politique extérieure

Je vous ai déjà parlé du mal hollandais, le nouveau cheval de bataille du chef du NPD, Thomas Mulcair. Hé bien si le débat occupe peu d’espace dans les journaux au Québec (ce qui est bien dommage puisqu’il nous concerne en premier lieu), il fait rage dans le reste du Canada.

Le gouverneur de la Banque centrale, Mark Carney, appelé à se prononcer sur le sujet avait affirmé qu’il n’y avait pas de mal hollandais au Canada, que le Canada a une économie hautement intégré et que la valeur du dollar canadien n’était pas influencé par le prix du pétrole. Évidemment, le monsieur devrait regarder les chiffres et même, oserais-je dire, réfléchir un brin avant de parler – la valeur du dollar suit très clairement le prix du pétrole comme nous le monde Gérald Fillion dans son texte mentionné plus bas.

Fait intéressant, quelques jours à peine après le commentaire de M. Carney, l’OCDE déposait un volumineux rapport affirmant que le Canada présente effectivement des signes clair de mal hollandais. Économie à deux vitesses, monnaie tiré vers le haut par des ressources naturelles abondantes et s’échangeant à fort prix.

Gérald Fillion commente la situation et trace un portrait global fort intéressant où il met en contexte le mal hollandais et la croissance de la productivité au pays. Fait intéressant, je suis tombé sur un article du journal  Les Affaires traitant justement de productivité. Alors qu’en Alberta la productivité a cru de 8.16% de 1997 à 2007, elle a cru de 14.24% au Québec, ce qui est bien, mais tout de même plus bas que la moyenne canadienne qui est de 15.89%.

Voilà pour les comics qui n’ont pas encore compris que les chiffres PIB par habitant disaient n’importe quoi.

Mais l’article du journal Les Affaire va plus loin et cherche la piste des cause de ce retard canadien – la productivité aux États-Unis a cru de 37% sur la même période. Il y a peut-être un peu de délocalisation là-dedans, mais passons. Le journal pointe entre autres la présence de grands monopoles ici et ailleurs au Canada. Va pour Hydro-Québec, quoi que je n’y crois qu’à moitié puisqu’elle est quand une très grande donneuse de contrats. Par contre, quand on parle de la SAQ, je décroche complètement – franchement voir si la SAQ ralentis la progression de la productivité! Mais bon, il se rattrape avec les grandes industries dans l’agriculture, la fixation des prix dans certains milieux et le fiable investissement en modernisation des entreprises notamment en technologie de l’information et ils ont bien raison.

Denier point à mettre en perspective, la politique extérieur. D’accord, les provinces de l’Est ne sont pas assez productive, mais le mal hollandais est bien réel n’en déplaise à Mark Carney et comme si ce n’était pas suffisant il devient de plus en plus clair que la politique extérieure du Canada se construit principalement autour de l’exportation de pétrole et donc au détriment des autres secteurs ce qui, à terme ne peut que rendre les disparités économiques entre les provinces plus grandes. Mais bon, M. Harper ni en bloc et le gouverneur de la banque centrale aussi, alors il va falloir prendre notre mal (hollandais) en patience.

.jpm

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