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19/10/2012

La grande évasion

Hier je suis allé grimper sur l’heure du dîner. Je suis entré une heure plus tôt, j’ai mangé rapidement au bureau et je suis sorti faire un problème que j’avais travaillé la fin de semaine passée sans réussir à l’enchaîner – un très beau V6, mon premier.

Au retour, alors que je filais sur la 73 entre Stoneham et Québec, qu’à la radio Marie-Louise Arsenault évoquait l’Ouest Américain de Jack Kerouac et que le soleil emplissait ma voiture, je me suis surpris à rêver de cette grande évasion, de ce voyage quasi initiatique qu’est la traversé de l’Amérique.

J’ai toujours rêvé de faire cette traversé, peut-être même sans le savoir au début. En fait, nous y rêvons tous sous une forme ou une autre. Tout laisser derrière pour partir pour ce long voyage qui nous fera découvrir mille et une beautés, mille et un paysages…

Je crois que j’y rêve encore plus depuis que j’ai découvert l’escalade et les coins magnifiques qu’elle m’a fait parcourir. J’y rêve encore plus depuis que je fais du vélo de route, du vélo de montagne de la marche de grand sentier. J’y rêve encore plus depuis que je connais la destination finale, le Pacifique et les grands espaces qui nous en séparent.

Le rêve est toujours présent, mais la forme change. Si c’était au départ un voyage de gars à rouler toute la nuit, à bouffer des kilomètres à la tonne, ne s’arrêtant que pour grimper ou faire un peu de tourisme ça et là, aujourd’hui c’est plutôt un voyage de couple aventureux où ont fait une foule de petits détours. Un voyage d’arrêts fréquents pour explorer un site de bloc, un secteur de vélo de montagne ou un petit village. Un voyage où on flâne dans un café le matin plutôt que de se tape un petit muffin de station de service en roulant. Un voyage où la pluie est une occasion de rester au lit plutôt que rouler encore plus.

Moi aussi j’ai envie de ces errances à la Kerouac. Ne voulons-nous pas tous le côtoyer sur la route? Vivre ce frisson de la vie immédiate, intense. Ce sentiment d’être à la fois perdu et en plein contrôle, ne sachant pas où l’on va exactement mais connaissant parfaitement la direction.

La grande évasion, c’est un concentré de vie. C’est l’inverse du quotidien où l’on répète sans ces les mêmes activités à la course dans un présent qui s’étend à l’infini.

Hier j’y ai goûté un bref instant, un bref instant qui un jour durera, je l’espère, plusieurs semaines…

.jpm

11:04 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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