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21/11/2012

Des citoyens de seconde zone

Dans les deniers semaines j’ai écouté deux reportages sur les anglo-montréalais et leur vision du Québec après l’élection du Parti Québécois.

Dans les deux reportages, celui des Francs-Tireurs avec Barbara Key autant que celui de Jamie Orchard et J.F. Lisée, les anglos s’étendent sur leurs craintes, leur analyse pointue d’une certaine frange du PQ et surtout leurs malaises face à la majorité francophone.

Chose fort intéressante, dans les deux cas, Jamie Orchard et Barbara Key souligne à grand trait ce sentiment qu’on les anglos de ne pas vraiment être québécois, de ne pas vraiment être reconnu comme tel. Ils ont l’impression de ne pas toujours être inclus, consulté, de ne pas avoir les mêmes droits, bref ils ont l’impression d’être des citoyens de seconde zone. Et qui plus est, ils sont minoritaire, mais ont souvent l’impression que l’on s’occupe plus des autres minorités…

Ils ressentent tout ça avec une grande acuité, mais chose surprenante ils semblent tous être totalement incapable de comprendre que les francophones du Québec se sentent exactement comme eux au Canada!

Ils ont, envers le Québec, exactement le même discours que les franco-québécois envers le Canada, mais ne s’en rendent pas compte. Ils ont peur de ne plus pouvoir parler anglais avec un gouvernement péquiste, mais condamne la loi 101!

En fait il y a une différence fondamentale entre la situation des anglo-québécois et des franco-québécois. Nous sommes réellement menacés d’assimilation et d’extinction – eux ne le sont pas. Ils semblent être on ne peut plus conscient d’être en minorité au Québec, mais oublier totalement qu’ils sont en très grande majorité en Amérique du Nord.

Cela dit, au-delà des critiques, cette conscience minoritaire qu’ils ont devrait servir à ouvrir le dialogue. Comme le disait Lisée on doit tous apprendre à se mettre dans les souliers les uns des autres. Espérons simplement que M. Lisée réussira à faire quelques pas de ce côté-là.

.jpm

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